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"Les services funéraires à l’horizon 2020…" venant tout juste d’être publiés (voir page …), nous avons contacté Cathy Alegria, son auteur, afin d’en savoir un peu plus quant aux sources et autres conclusions de cette nouvelle étude qui nous est proposée par Xerfi-Precepta.

Alegria Cathy fmt
Cathy Alegria.

 

Résonance : Madame Alegria, sans reprendre le communiqué de presse, si vous deviez présenter cette étude en quelques mots afin d’inciter nos lecteur à se la procurer "absolument", quels seraient-ils ?

Cathy Alegria : Cette année, le focus a été mis sur deux points essentiels pour tout observateur, investisseur ou acteur du secteur :
- l’analyse des marges des sociétés (analyse détaillée selon le profil des entreprises (indépendants vs groupes, selon la taille de la société, selon la zone d’implantation) et prévisions exclusives sur les marges pour l’ensemble des sociétés pour 2020) ;
- le jeu concurrentiel actuel et à venir à moyen terme. Dans ce cadre, nous avons analysé le jeu concurrentiel entre les mastodontes du secteur (OGF/Funécap et leurs différents réseaux, POMPES FUNÈBRES DE FRANCE, Le Choix Funéraire, etc.), mais aussi celui d’autres acteurs comme les structures "publiques", les sites virtuels et, surtout, les mutuelles.

R : Quels sont vos sources, ressources et autres supports d’analyse pour produire une telle étude ?

CA : Nos principales sources sont essentiellement :
- la presse généraliste et spécialisée,
- les sites des entreprises,
- les interviews auprès de plusieurs acteurs de référence du secteur,
- les greffes des tribunaux de commerce,
- l’INSEE.

R : Y a-t-il des évolutions notables au regard de votre précédente étude* parue en 2014 ?

CA : Absolument, et pas des moindres :
- l’incursion des mutuelles dans le secteur, et l’arrivée de nouveaux entrants offensifs (POMPES FUNÈBRES DE FRANCE en tête),
- la consolidation du secteur, impliquant la disparition des petits acteurs,
- le réveil du public : la plupart des villes remplacent leur régie par une Société d’Économie Mixte funéraire (SEM), à l’image de Paris, Grenoble ou Limoges. Par ce biais, elles proposent une offre plus poche des offres standards du privé, et disposent de ressources financières supplémentaires pour financer leur diversification et la modernisation de leurs équipements,
- la basculement confirmé du modèle des sociétés de services funéraires induit par l’essor de l’assurance obsèques,
- les évolutions liées à la "digitalisation" des obsèques.

R : Concentrons-nous sur la partie Internet. Sans trop en dire, les tendance sont-elles toujours les mêmes, ou bien avez-vous observé l’émergence de nouveaux produits et services ?

CA : Dans de nombreux secteurs, le jeu concurrentiel est bousculé par l’arrivée de start-up qui favorisent l’émergence de nouveaux usages grâce à leur créativité et à leur agilité. Et le marché traditionnel du funéraire n’échappe pas à cette tendance, tant la pratique d’Internet se répand progressivement dans le secteur.
De nombreuses plateformes, comme Simplifia, Testamento ou E-obseques, se sont ainsi positionnées sur "l’enterrement 2.0". Rédaction de testament en ligne, e-commerce, hommage au défunt et entretien de sépultures à distance : les prestations proposées par les acteurs du Web sont désormais multiples.

La plupart des start-up évoquées dans l’études ont vu le jour au début des années 2010, pas forcément depuis 2014.

R : Comment voyez-vous l’évolution du e-commerce funéraire ?

CA : La tendance à la digitalisation de l’offre dans le funéraire est encore récente et marginale, mais elle devrait se confirmer dans les années à venir. Les clients actuels des pompes funèbres vont en effet laisser place à une nouvelle génération plus aguerrie à l’utilisation d’Internet et à la consommation en ligne. Dans ces conditions, les plateformes funéraires pourraient bien s’imposer comme de nouveaux apporteurs d’affaires (au même titre que les assureurs ou les mutuelles).

R : Pour conclure, soyons dans l’anticipation… Pensez-vous que, comme cela est déjà le cas dans d’autres secteurs d’activité, les pompes funèbres puissent un jour se dématérialiser complètement pour ne plus exister, physiquement, que par le biais de leurs équipes et infrastructures opérationnelles ?

CA : Non, je ne pense pas (du moins au cours de la prochaine décennie), car le contact humain est primordial lors de l’organisation des obsèques d’un proche (le conseil apporté par le conseiller rassure les familles et les réconforte a minima lors de ce moment douloureux).

Steve La Richarderie

Nota :
* Les services funéraires à l’horizon 2017 © Xerfi-Precepta.

Résonance hors-série n°3 - Janvier 2017

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations