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Lauréat du Réseau Entreprendre 2016 avec son projet, Loïc Philippe s’est mis à son compte et a ouvert sa maison de pompes funèbres à Vittel (Vosges) le 27 octobre dernier. Le trentenaire ne s’est pas contenté d’une agence, il y a d’emblée ajouté un funérarium. Tour du propriétaire.

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Après six années passées comme conseiller funéraire dans deux sociétés successives, Loïc Philippe a franchi le pas. Se mettre à son compte… et à son nom. Recevoir et accompagner les familles endeuillées à sa façon. Devenir indépendant. "Je ne me reconnaissais pas dans le travail qu’on me demandait. L’avantage, aujourd’hui, c’est que je sais tout faire. D’ailleurs, je fais tout." L’activité a débuté avec l’inauguration du 27 octobre dernier, en présence d’élus, de confrères, de représentants des services de l’État et de la santé.

Image 3Inauguration du funérarium.

Sur la commune de Vittel (5 100 habitants), le Vosgien de 34 ans a donc acheté un terrain, trouvé un architecte et imaginé ce que pourrait être l’entreprise à construire. Sur 125 m² (plus le garage), le bâtiment accueille des bureaux, un magasin, et deux chambres funéraires "Je préfère suivre une famille du début jusqu’aux obsèques, pour qu’elle n’ait qu’un seul interlocuteur. Cela la met plus à l’aise. Moi, cela me permet de mieux la connaître pour mieux préparer la cérémonie. Auparavant, quand j’étais conseiller, j’avais un poste polyvalent, donc parfois je recevais des familles dont je n’assurais pas la cérémonie, ou inversement. La famille avait plusieurs interlocuteurs. D’autres personnes prenaient la suite". En choisissant d’ajouter dès le début un funérarium au magasin, Loïc Philippe assure cet accompagnement complet, tout en supprimant les intermédiaires.

Des salons comme à la maison

D’allure moderne, les salons sont sobres, cosy, avec canapés et fauteuils à l’appui. Une ambiance délibérée, faite pour que les familles s’y sentent "comme chez elles". Les deux pièces sont équipées en numérique, et le gérant veut en faire un atout d’image pour son entreprise. "Chaque salon dispose d’un écran mural, et piloté depuis une tablette. Les gens peuvent venir avec leur propre support (clé USB, etc.) et se servir de la tablette comme d’un jukebox. Ils peuvent ainsi mettre à l’écran les photos ou vidéos de famille en Wi-Fi. Même chose depuis un smartphone. Des enceintes intégrées dans le plafond et en Bluetooth permettent de diffuser leur propre musique. Il est aussi possible de numériser les messages des registres de condoléances et de les faire passer à l’écran du salon si la famille le souhaite. Et si elle n’est pas à l’aise avec la technologie, je peux tout piloter depuis mon bureau."
Les pompes funèbres Loïc Philippe ne disposent pas d’une salle de cérémonie. L’architecte a prévu une extension éventuelle du bâtiment. "Il est toujours possible d’élaborer un hommage dans un salon. Construire une grande salle dépendra à la fois de la demande et du succès de l’entreprise. Par chez nous, les cérémonies civiles sont assez rares. À Vittel (où le taux de crémation avoisine les 50 %), on passe encore beaucoup à l’église".

La société joue donc la carte jeune. Celle du gérant, celle des quatre porteurs, celle de l’usage du numérique, celle aussi du futur conseiller funéraire, puisque le gérant devra à un moment déléguer.

Un coup de pouce utile

Créer des emplois, c’était d’ailleurs un critère pour recevoir l’aide du Réseau Entreprendre, mouvement national d’aide à la création ou à la reprise d’entreprises. "Je savais que cela allait être compliqué de créer une société de pompes funèbres, mais pas à ce point. On ne m’a parfois pas pris au sérieux, surtout au début du projet", résume celui qui a trouvé dans ce groupement d’entrepreneurs un coup de pouce utile : un appui financier, mais surtout l’avantage d’intégrer un groupe d’entraide, où tous connaissent les mêmes problématiques (comptable, avocat…) et partagent des solutions. Il y a trouvé surtout un "parrain", un entrepreneur expérimenté mis à disposition pour écouter, conseiller, pour jeter un regard neuf, étranger qu’il est au secteur du funéraire. "Nous nous voyons chaque mois. Il m’accompagne avec bienveillance dans ce développement".

L’activité nouvelle couvre l’organisation des obsèques, la prévoyance, la vente d’articles funéraires et de monuments. La pose est, pour sa part, sous-traitée.

Olivier Pelladeau

 

Résonance n°135 - Novembre 2017

 

 

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations