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Nous mentionnons la parution au JO du 14 août 2016 du décret n° 2016-1118 du 11 août 2016 relatif aux modalités d’expression du refus de prélèvement d’organes après le décès.

 

Ce texte, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2017, vient définir les modalités d’expression du refus au prélèvement d’organes et de tissus après la mort ainsi que les conditions dans lesquelles le public et les usagers du système de santé sont informés de ces modalités. Il précise les dispositions relatives au Registre national automatisé des refus de prélèvement, qui constitue désormais le moyen principal d’expression du refus. Il est pris pour l’application de l’art. 192 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Si la rédaction actuelle de l’art. L. 1232-1 du Code de la santé publique dispose que :

"Le prélèvement d’organes sur une personne dont la mort a été dûment constatée ne peut être effectué qu’à des fins thérapeutiques ou scientifiques.
Ce prélèvement peut être pratiqué dès lors que la personne n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus d’un tel prélèvement. Ce refus peut être exprimé par tout moyen, notamment par l’inscription sur un Registre national automatisé prévu à cet effet. Il est révocable à tout moment.
Si le médecin n’a pas directement connaissance de la volonté du défunt, il doit s’efforcer de recueillir auprès des proches l’opposition au don d’organes éventuellement exprimée de son vivant par le défunt, par tout moyen, et il les informe de la finalité des prélèvements envisagés.
Les proches sont informés de leur droit à connaître les prélèvements effectués.
L’Agence de la biomédecine est avisée, préalablement à sa réalisation, de tout prélèvement à fins thérapeutiques ou à fins scientifiques."

La version à venir au 1er janvier 2017 disposera quant à elle que :

"Le prélèvement d’organes sur une personne dont la mort a été dûment constatée ne peut être effectué qu’à des fins thérapeutiques ou scientifiques.
Le médecin informe les proches du défunt, préalablement au prélèvement envisagé, de sa nature et de sa finalité, conformément aux bonnes pratiques arrêtées par le ministre chargé de la Santé sur proposition de l’Agence de la biomédecine.
Ce prélèvement peut être pratiqué sur une personne majeure dès lors qu’elle n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus d’un tel prélèvement, principalement par l’inscription sur un Registre national automatisé prévu à cet effet. Ce refus est révocable à tout moment.
L’Agence de la biomédecine est avisée, préalablement à sa réalisation, de tout prélèvement à fins thérapeutiques ou à fins scientifiques."
Pour le reste, ces dispositions sont claires et n’appellent pas de commentaires.

Philippe Dupuis
Consultant au Cridon, chargé de cours à l’université de Valenciennes, formateur en droit funéraire pour les fonctionnaires territoriaux au sein des délégations du CNFPT

Résonance n°123 - Septembre 2016

Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre des Affaires sociales et de la Santé,
Vu le Code de la santé publique, notamment ses articles L. 1211-3, L. 1232-1 et L. 1232-6 ;
Vu la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, notamment son art. 192 ;
Le Conseil d’État (section sociale) entendu,

Décrète :
Art. 1
L’art. R. 1232-4-3 du Code de la santé publique est remplacé par les dispositions suivantes :
"Art. R. 1232-4-3. - Il est mis fin aux mesures médicales prises avant le prélèvement pour assurer la conservation des organes d’une personne dont la mort a été dûment constatée s’il apparaît que cette personne avait manifesté de son vivant une opposition au don d’organes dans les conditions prévues à la section 2 du présent chapitre."

Art. 2
La section 2 du chapitre II du titre III du livre II de la première partie du même Code est ainsi modifiée :
1° L’intitulé de cette section est remplacé par l’intitulé : "Modalités d’expression du refus de prélèvement" ;
2° Il est inséré une sous-section 1 ainsi rédigée :
"Sous-section 1
"Dispositions générales
"Art. R. 1232-4-4. - I. - Une personne peut refuser qu’un prélèvement d’organes soit pratiqué sur elle après son décès, à titre principal en s’inscrivant sur le Registre national automatisé des refus de prélèvement dans les conditions prévues à la sous-section 2 de la présente section.
"II. - Une personne peut également exprimer son refus par écrit et confier ce document à un proche. Ce document est daté et signé par son auteur dûment identifié par l’indication de ses nom, prénom, date et lieu de naissance.
"Lorsqu’une personne, bien qu’en état d’exprimer sa volonté, est dans l’impossibilité d’écrire et de signer elle-même ce document, elle peut demander à deux témoins d’attester que le document qu’elle n’a pu rédiger elle-même est l’expression de sa volonté libre et éclairée. Ces témoins indiquent leur nom et qualité et leur attestation est jointe au document exprimant le refus.
"Le document est transmis par un proche à l’équipe de coordination hospitalière de prélèvement définie au 3° de l’art. R. 1233-7.
"III. - Un proche de la personne décédée peut faire valoir le refus de prélèvement d’organes que cette personne a manifesté expressément de son vivant.
"Ce proche ou l’équipe de coordination hospitalière de prélèvement transcrit par écrit ce refus en mentionnant précisément le contexte et les circonstances de son expression. Ce document est daté et signé par le proche qui fait valoir ce refus et par l’équipe de coordination hospitalière de prélèvement.
 "IV. - Les documents mentionnés au II ou au III sont déposés dans le dossier médical de la personne en cause.
"Art. R. 1232-4-5. - Le refus de prélèvement peut concerner l’ensemble des organes et des tissus susceptibles d’être prélevés ou seulement certains de ces organes ou tissus.
"Art. R. 1232-4-6. - Le refus de prélèvement des organes est révisable et révocable à tout moment. L’équipe de coordination hospitalière de prélèvement prend en compte l’expression de volonté la plus récente.
"Art. R. 1232-4-7. - Les modalités d’expression du refus définies à l’art. R. 1232-4-4 font l’objet d’une information auprès du public mise en œuvre par l’Agence de la biomédecine."
3° Après l’art. R. 1232-4-7, il est créé une sous-section 2 intitulée : "Registre national automatisé des refus de prélèvement" comprenant les articles R. 1232-5 à R. 1232-14 ;
4° L’art. R. 1232-7 est remplacé par les dispositions suivantes :
"Art. R. 1232-7. - La demande d’inscription sur le Registre est faite sur papier libre ou en remplissant le formulaire mis à disposition du public par l’Agence de la biomédecine.
"La demande d’inscription est adressée à l’Agence de la biomédecine par tout moyen permettant de lui conférer une date certaine de réception : elle est datée, signée, accompagnée de la photocopie de tout document susceptible de justifier de l’identité de son auteur, notamment de la carte nationale d’identité en cours de validité, du passeport périmé depuis moins de cinq ans, du permis de conduire ou d’un titre de séjour."

Art. 3
À l’art. R. 1241-2 du Code de la santé publique, les mots : "par l’inscription sur le Registre" sont supprimés.

Art. 4
La ministre des Affaires sociales et de la Santé est chargée de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 11 août 2016

Par le Premier ministre : Manuel Valls
La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine

 

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations