Adhérente au GOFI depuis 2019, la Maison Peschet est une structure familiale à l’histoire riche et ancienne. Marbriers et pompes funèbres, cette société est farouchement attachée à sa liberté et à son statut d’opérateur funéraire indépendant, ce qui a logiquement amené à son adhésion au sein de ce réseau particulier.

Les Pompes Funèbres Peschet, c’est une histoire qui dure depuis plus d’un siècle. En effet, l’entreprise se transmet de père en fils depuis 1882, année de sa création : "Au départ, nous n’étions que marbriers, forcément. C’est mon père qui a lancé l’activité de pompes funèbres quand le monopole est tombé (loi n° 93-23 du 8 janvier 1993). Comme beaucoup, nous avons commencé par ouvrir une chambre funéraire au début des années 90, puis j’ai moi-même repris l’entreprise en 2012", explique Sébastien Peschet, cinquième génération de dirigeants, avec son épouse Marion.
Il a d’ailleurs rapidement rassemblé tous les sites de la société au sein d’un même pôle funéraire à Flers (61), juste à côté du cimetière municipal Saint-Jean. Au sein de ce pôle de 500 m², les familles sont accueillies dans un showroom où se cotoient articles funéraires, monuments, cercueils, 4 chambres funéraires, une salle de cérémonie de 60 places en tout, l’ensemble étant complété par des bureaux. Les activités de l’entreprise se sont ensuite développées, avec le rachat de l’affaire d’un confrère en 2022 à quelques kilomètres de là, à Chanu (61).
Une croissance contrôlée, mais continue
De par son passé et l’ancienneté de son activité au contact des habitants, la famille Peschet est un des piliers de la communauté et du vivre-ensemble pour cette commune de 15 000 habitants, deuxième plus grande ville du département. Cette notoriété a encore été renforcée par l’émission de télévision à laquelle elle a participé en 2022 "Familles Mortelles" : "Cela a fortement assis notre notoriété et pas seulement au niveau local. Cela a permis de mettre en avant les facettes d’un métiers que les gens ne connaissaient pas forcément.
C’était une très belle expérience, grâce à elle nous avons pu montrer au public, contrairement aux reportages habituels qui mettent quasi-systématiquement en avant certaines dérives qui entachent énormément l’image de notre beau métier, que le funéraire c’est avant tout le don de soi, l’empathie et un accompagnement personnalisé pour chacune des familles."


Si on y ajoute le surplus d’activité depuis le rachat du site de Chanu et la conjoncture, Sébastien songe déjà à plus grand : "En 2023, nous étions sur 220 convois. En 2025, nous avons eu en charge environ 250 convois, et nous projetons autour de 250-300 convois pour cette année. Par ailleurs, de nombreuses collectivités font de plus en plus appel à nous pour différents projets : un monument aux morts à regraver, ou encore un colombarium à agrandir."
L’équipe, constituée au total d’une quinzaine de personnes, ne chôme pas. Cette équipe est d’ailleurs un des points forts de la société Peschet : une équipe soudée, compétente, qui met l’humain en avant plutôt que le chiffre à tout prix. "Nous avons très peu de turnover, car nous essayons de garder tous nos collaborateurs au maximum. Nous préférons qu’ils soient satisfaits avec nous, qu’ils restent longtemps, plutôt que de changer régulièrement : nous avons une stratégie de long terme, qui bénéficie aux collaborateurs eux-mêmes, aux familles et à la bonne santé globale de l’entreprise."
D’ailleurs, pour y arriver, les méthodes sont claires : le bien-être au travail et la formation, avec une montée en compétence régulière des collaborateurs. Auprès des familles, c’est la même philosophie qui s’applique : accompagner, soutenir, prendre le temps, conseiller, toujours présent pour assister quand cela est nécessaire. Des valeurs portées par les Opérateurs Funéraires Indépendants (OFI).


Indépendants, ensemble : toute la philosophie du GOFI
Très vite, Sébastien a compris qu’il ne fallait pas rester seul. Il a donc intégré une franchise, mais il a rapidement réalisé que le fonctionnement ne lui convenait pas : "Ce n’était pas du tout ma mentalité, avec notamment des fournisseurs imposés, des comptes à rendre etc. Nous avons toujours été libre et indépendant. Comme nous sommes également marbriers, que je suis moi-même tailleur de pierre et graveur, nous connaissons les matériaux et nous avons notre réseau de fournisseurs de confiance avec qui nous travaillons depuis longtemps".
"C’est justement un de mes fournisseurs qui m’a parlé du Groupement des Opérateurs Funéraires Indépendants (GOFI), car il savait qu’après mon expérience dans la franchise, je souhaitais intégrer un réseau qui me laisserait plus de liberté. Il m’a mis en contact avec Valérie Touchard, présidente du GOFI, qui n’est pas très loin de nous, et j’ai vite compris que nous partagions la même vision des choses." Un Groupement d’indépendants qui conservent, leurs spécificités et leur fonctionnements, mais qui partagent des valeurs et une vision du métier. "J’ai tout de suite adhéré à cette proposition, qui permet d’avoir la force de négociation du groupe."


Un réseau basé sur l’entraide entre membres
Le GOFI permet à ses membres une grande liberté, ce à quoi tous les indépendants sont attachés. Il leur fournit aussi du soutien, notamment en termes d’aide juridique, indispensable dans un secteur très réglementé. Tous ses membres partagent cette liberté et cet esprit d’entraide. "Quand j’ai eu besoin de monter un dossier pour la construction d’un crématorium, je n’y connaissais rien, j’ai donc appelé Valérie Touchard, qui a pris du temps pour me conseiller, me donner des contacts. Même si mon dossier n’a pas été retenu par la municipalité, c’est cet esprit d’entraide et de collaboration que j’apprécie."
Outre la collaboration et l’entraide, le GOFI est également un réseau qui reste à l’écoute de ses membres, avec des Assemblées générales au cours desquelles il est possible de remonter les demandes et les questions. "On sait que tous les adhérents au GOFI sont également opérateurs funéraires, et donc on parle tous le même langage."
Mathieu Bougaud
Résonance n° 224 - Février 2026
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