Dans un secteur funéraire en constante mutation, les attentes des familles ne cessent d’évoluer. Au-delà des obsèques, elles recherchent un accompagnement durable, notamment en matière d’entretien et de fleurissement des sépultures. Face à ces enjeux, de nombreuses pompes funèbres repensent leur offre de services. Depuis 2008, En sa mémoire s’impose comme un partenaire structurant. Entretien avec son dirigeant, Yann Lepage.
Résonance : Monsieur Lepage, pouvez-vous nous présenter En sa mémoire et les fondements de votre modèle ?
Yann Lepage : En sa mémoire est une entreprise spécialisée dans l’entretien et le fleurissement de sépultures, que nous développons depuis maintenant plus de 15 ans. Dès le départ, nous avons fait un choix structurant et différenciant : toutes nos interventions sont réalisées exclusivement par nos propres salariés, embauchés à temps plein et dédiés à 100 % à cette activité.
Nous n’avons jamais eu recours à la sous-traitance. Ce positionnement, exigeant en termes d’organisation, nous permet de garantir une qualité homogène partout en France. C’est aussi ce qui nous a permis de construire un modèle pérenne, là où certains acteurs, notamment des pure-players ou des intervenants locaux indépendants, ont rencontré des difficultés à maintenir une activité stable et pérenne sur l’année.
R : Justement, certaines pompes funèbres ont historiquement tenté de proposer ce service en interne. Pourquoi ce modèle est-il difficile à maintenir ?
YL : Effectivement, beaucoup d’agences ont, à un moment donné, souhaité intégrer ce service en interne. Sur le papier, cela peut sembler pertinent : maîtriser l’ensemble de la chaîne, proposer une offre complète, fidéliser les familles. Mais, dans la réalité opérationnelle, cela s’avère souvent complexe. Proposer un service d’entretien et de fleurissement de qualité implique une organisation très rigoureuse :
• la gestion d’un planning précis et récurrent sur toute l’année,
• la mobilisation de personnel dédié et formé,
• l’approvisionnement régulier en plantes de saison,
• le respect des dates clés (anniversaires, Toussaint, fêtes spécifiques),
• sans oublier les contraintes logistiques liées aux déplacements sur des cimetières parfois éloignés.
À cela s’ajoutent des coûts fixes importants et une gestion du temps qui peut rapidement devenir chronophage pour les équipes en agence. C’est la raison pour laquelle beaucoup de pompes funèbres ont fait le choix de confier leur portefeuille à En sa mémoire : elles suppriment ces contraintes tout en conservant le bénéfice du service et de la marge.

R : En quoi votre modèle répond-il précisément à ces problématiques ?
YL : Notre organisation est conçue pour absorber cette complexité à grande échelle. En centralisant la gestion et en nous appuyant exclusivement sur nos équipes internes, nous garantissons une exécution fluide et maîtrisée.
Pour les pompes funèbres, cela signifie une chose simple : elles peuvent proposer le service sans en supporter les contraintes opérationnelles. Elles externalisent la production tout en conservant la valeur commerciale et la relation client.
R : Pouvez-vous nous détailler concrètement une prestation type, notamment en termes de prix ?
YL : Bien sûr, c’est un point important pour les conseillers. Notre prestation classique est proposée au prix de 179 € TTC, prix public. Ce tarif inclut systématiquement :
• l’entretien complet de la sépulture, ses ornements avec des produits écoresponsables,
• une composition de 5 plantes de saison,
• un bilan photo avant/après,
• le déplacement partout en France (hors Corse),
• et la commission de vente reversée à l’agence, déjà intégrée dans ce prix.
C’est une offre claire, lisible, sans surprise, qui facilite énormément la commercialisation. Le conseiller sait exactement ce qu’il vend, et la famille comprend immédiatement la valeur de la prestation.
R : Certaines idées reçues persistent sur ce type de prestations. Pouvez-vous les clarifier ?
YL : Oui, il existe encore une confusion. Certains pensent que ces interventions sont réalisées par des prestataires locaux indépendants, ou même par des acteurs concurrents. Chez En sa mémoire, ce n’est absolument pas le cas. Toutes les interventions sont réalisées par nos salariés, formés et encadrés en interne. Cela garantit une qualité irréprochable et identique partout en France. Le prix est lui aussi uniforme, ce qui simplifie considérablement le discours commercial pour les conseillers funéraires.

R : Comment s’organise concrètement la relation avec les agences ?
YL : Nous avons construit notre modèle pour qu’il soit totalement respectueux du rôle des pompes funèbres. En sa mémoire peut intervenir soit en son nom, soit en marque blanche. Mais dans tous les cas, un principe est fondamental : nous n’avons jamais accès aux coordonnées des familles. Le conseiller funéraire reste l’unique interlocuteur. Cela permet à l’agence de conserver la maîtrise totale de la relation client et d’en garder toute la valeur.
R : Justement, en quoi ce service permet-il de renforcer la relation avec les familles ?
YL : Traditionnellement, le lien est très fort au moment des obsèques, puis il s’estompe. Avec l’entretien de sépultures, il devient continu. Grâce à notre outil ESMaster, les conseillers disposent d’une vision complète des contrats, des interventions réalisées avec photos, et des prestations à venir. Cela leur permet de rester en contact toute l’année avec les familles. C’est un véritable levier de fidélisation et de présence.
R : Il y a aussi une dimension économique pour les agences…
YL : Oui, et elle est très concrète. En externalisant, les pompes funèbres suppriment :
• les coûts de personnel dédié,
• les contraintes d’approvisionnement,
• les frais logistiques,
• et le temps de gestion.
En parallèle, elles perçoivent une commission sur chaque prestation vendue. Résultat : moins de coûts, moins de perte de temps, et une rentabilité accrue sur ce poste précis.
R : Vous mettez également en avant un engagement fort sur la satisfaction…
YL : Notre objectif est clair : 100 % de satisfaction. Si une prestation ne correspond pas parfaitement à la demande, nous intervenons à nouveau gratuitement. C’est essentiel, car cela engage directement l’image de la pompe funèbre. Notre rôle est de sécuriser cette relation.
R : Peut-on dire que votre modèle sécurise aussi la réputation des agences ?
YL : Absolument. Elles s’appuient sur un partenaire structuré, fiable et constant dans la qualité. C’est une des raisons pour lesquelles plus de 3 000 pompes funèbres nous font confiance aujourd’hui.
R : En résumé, quels sont les principaux bénéfices pour un conseiller funéraire ?
YL : Proposer un service utile, maintenir le lien avec les familles, générer du chiffre d’affaires sans contraintes, et renforcer l’image de l’agence. C’est une solution simple, rentable et durable.
R : Un mot de conclusion ?
YL : Les attentes des familles évoluent, et l’entretien des sépultures devient un service incontournable. Avec En sa mémoire, les pompes funèbres peuvent y répondre facilement, efficacement, et avec un haut niveau d’exigence. Et au-delà des prestations courantes, nos équipes peuvent également intervenir sur des besoins spécifiques, comme la rénovation de monuments anciens, mais cela fera l’objet d’un prochain sujet.
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Résonance n° 227 - Mai 2026