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Il est courant, après les élections municipales, de voir les nouvelles équipes me téléphoner et demander au consultant que je suis ce qu’ils peuvent faire.

En effet, le scénario est souvent le même et voici sa description en quelques lignes :
• Un cimetière a été laissé à l’abandon par une équipe communale pendant 20 ou 30 ans ;
• Des citoyens qui venaient eux-mêmes creuser les sépultures ou des entreprises de pompes funèbres qui géraient le cimetière, laissant à la commune un vague rapport à la fin de l’année. Les entreprises de pompes funèbres ou les citoyens n’ont pas jugé important d’informer la commune sur le lieu exact d’inhumation des personnes. De plus, personne ne sait si les emplacements sont en terrain commun ou en concession ;
• Aujourd’hui, des concessions sont étalées sur huit mètres carrés car les fossoyeurs ont décidé de mettre les défunts les uns à côté des autres et non les uns superposés aux autres. C’est tout de même plus simple ainsi… ;
• Puisque personne n’a cru utile de noter qui est inhumé dans le cimetière, l’approximation règne et les familles commencent toutes leurs phrases : "Ma tante m’a dit que, selon elle, notre oncle était probablement ici" ;
• Pour couronner le tout, le cimetière est plein, il faut faire des exhumations et on ne sait pas à qui écrire, quoi dire et qui exhumer sous quel prétexte et selon quelle procédure. Vous vous doutez bien que l’on ne sait pas si les concessions sont perpétuelles ou à terme…

Me dites-vous que la réglementation qui aborde tous les sujets doit bien donner quelques indications ? La réponse est assez simple : rien.

La solution ?

Une façon innovante doit être développée dans le cadre des prescriptions réglementaires, car le recours à la réglementation peut nous aider à trouver la voie la moins risquée au niveau judiciaire, et aussi la plus humaine au niveau social.

Les personnes de la commune peuvent aussi être mises à contribution, car ceci peut permettre d’obtenir de l’information. Les citoyens sont peut-être la seule source d’informations, même si elle apparaît souvent peu fiable et approximative.

Partager le projet avec la population et partager les raisons de ce qui sera fait dans le cimetière et en faire comprendre l’importance. Rappelons-nous que, depuis l’époque romaine, les exhumations des corps sont pratiques courantes.

Culturellement, il n’y a rien de choquant. Pour terminer, je voudrais partager avec vous une anecdote : en cours, un étudiant me dit un jour que les reprises de sépultures étaient irrespectueuses. Très bien, lui ai-je répondu. Cependant, vu le nombre de morts qu’il y a eu depuis les temps anciens, si jamais les sépultures n’étaient pas reprises, ce pays serait un vaste cimetière et les vivants n’auraient plus de place où vivre.
 
Yves Messier
Consultant auprès des communes et formateur

Résonance n° 195 - Septembre 2023

Instances fédérales nationales et internationales :

FNF - Fédération Nationale du Funéraire FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations