Évolutions législatives, jurisprudentielles et doctrinales de janvier et février 2026.

On se répète : une concession funéraire accordée "à perpétuité" est bien une concession perpétuelle…
Le Gouvernement a déjà répondu à cette question, voir votre commentaire dans RES 221 : Assemblée nationale – R. M. n° 8069 - 2025-08-19.
Sans surprise donc, pour répondre à la question du parlementaire portant sur le sens des mots… et bien que les concessions centenaires ne soient plus accordées depuis leur suppression dans les textes par l’ordonnance n° 59-33 du 5 janvier 1959 et bien que l’ordonnance ait maintenu les concessions perpétuelles, la circonstance que les communes ont pu utiliser l’expression "à perpétuité" sans plus de précision lors de l’octroi d’une concession ne prête guère à interprétation.
Une concession funéraire désignée sur l’acte comme étant "à perpétuité" doit être considérée comme une concession "perpétuelle", au sens du CGCT.
Et de rappeler que, de par leur caractère "perpétuel", ces concessions ne peuvent en pratique être reprises que pour abandon, à l’issue d’une période minimale de 30 ans depuis la délivrance de l’acte et de 10 ans après la dernière inhumation (art. R. 2223-12 du CGCT).
| À retenir Une concession accordée "à perpétuité", avant comme après la réforme de 1959, est une concession perpétuelle. |
Me Philippe Nugue
Source : question écrite n° 9432, 17e législature.
Publication de la question au Journal officiel du 26 août 2025, page 7303.
Publication de la réponse au Journal officiel du 23 décembre 2025, page 10523.
Question de : M. Antoine Villedieu, Haute-Saône (1re circonscription) - Rassemblement national.
Résonance n° 225 - Mars 2026
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