Steve La Richarderie.

Quand la rentrée funéraire ouvre de nouveaux horizons

Après un été brûlant, la filière funéraire aborde cette rentrée 2026 sans véritable temps mort. Entre les conséquences très concrètes des épisodes caniculaires, une actualité réglementaire particulièrement dense et deux rendez-vous professionnels majeurs à l’horizon, les prochains mois s’annoncent aussi exigeants que stimulants.

Les fortes chaleurs estivales auront, une nouvelle fois, rappelé combien les métiers du funéraire sont en première ligne lorsque surviennent les crises. Dans l’Ouest comme ailleurs en France, la surmortalité a entraîné un surcroît d’activité considérable. Pour les thanatopracteurs, notamment, la chaleur a parfois transformé chaque heure perdue en difficulté supplémentaire. Corps découverts tardivement, délais d’établissement des certificats de décès, dégradations accélérées : derrière ces réalités éprouvantes se joue aussi la possibilité, ou non, pour les familles de veiller une dernière fois leur proche.

Cet été 2026 pose ainsi une question qui dépasse largement le seul cadre funéraire : comment adapter durablement notre organisation collective à des épisodes climatiques appelés à devenir plus fréquents ? Depuis 2003, des progrès ont incontestablement été accomplis, dans les EHPAD comme dans les équipements funéraires. Mais certains points de fragilité demeurent, à commencer par l’isolement des personnes âgées et la rapidité de prise en charge des défunts.

À peine cette séquence estivale achevée, les professionnels doivent désormais se saisir d’un autre dossier majeur. Le décret et l’arrêté du 13 août 2026 renforcent sensiblement l’information des consommateurs sur les prestations funéraires. Dès le 1er octobre, la nouvelle notice réglementaire devra notamment être affichée dans les établissements concernés et rendue accessible sur les sites Internet des opérateurs. Publication de la documentation générale, meilleure distinction entre prestations obligatoires et optionnelles, transparence accrue sur les tarifs : au-delà d’une nouvelle formalité, c’est bien une évolution profonde des pratiques qui se dessine.

Et, comme souvent, la profession répond au changement par le dialogue et la rencontre.

Le 1er octobre, la première édition du Forum du Funéraire, organisée à Paris par la FNF et le SAF, ouvrira précisément la réflexion sur la place du funéraire dans les grandes mutations de notre société. Évolution des rites, sécularisation, mémoire, attentes des familles, prospective : autant de sujets qui témoignent d’une filière en mouvement.

Puis, du 18 au 20 novembre, direction Lyon pour Funexpo 2026. Avec 150 exposants, une offre couvrant tous les univers du métier et une nocturne inédite, le salon promet une nouvelle fois de faire converger innovations, savoir-faire et convivialité.

De l’urgence climatique aux nouvelles exigences réglementaires, des transformations sociétales aux innovations professionnelles, cette rentrée le confirme : loin d’être immobile, le funéraire avance, s’adapte et se réinvente. Avec, toujours, la même exigence en ligne de mire : accompagner dignement les familles et demeurer au service des vivants.

Steve La Richarderie
Rédacteur en chef

Instances fédérales nationales et internationales :

FNF - Fédération Nationale du Funéraire FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations