Sykvestre Olgiati.

C’est le 24 avril que s’est tenue l’Assemblée générale du SAF (Syndicat de l’Art Funéraire, ex-CSNAF). Une assemblée marquée par la fin du mandat du président Sylvestre Olgiati et l’élection d’Olivier Bernier pour les 4 ans à venir. Il y avait donc de l’émotion, mais aussi une feuille de route bien remplie pour le Syndicat, afin de continuer à œuvrer pour la représentation des professions du secteur funéraire.

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C’est au cœur de la capitale, à quelques pas de la gare de Lyon, que l’assemblée s’est tenue. Après le traditionnel petit déjeuner d’accueil, Sylvestre Olgiati a pris la parole pour sa dernière Assemblée générale en tant que président. Il a tenu, en premier lieu, à remercier le Syndicat, ses adhérents, son conseil d’administration, mais également Luc Coutelen, le délégué général.

Une fois ce propos liminaire achevé, Sylvestre Olgiati a salué les administrateurs : Olivier Bernier, Aubin de Magnienville, Bernard Maffre, Sylvie Dellac, Carmen De Oliveira, Charles Wennberg, Thierry Dubreuil, Anna Manzini, Emmanuel Brault et Derek d’Ursel. Il a également remercié Didier Belluard, qui accompagne le SAF sur le volet formation, l’un des axes structurants de sa présidence.

La forte participation des adhérents a également été remarquée, et le président a mis en lumière les nouveaux arrivants : FAPE Obsèques, représentée par Baptiste Copie et François Clolus ; Funéup, représentée par Florent Top ; West Memory, représentée par Fabrice Huart et Laurence Rivière. Ils s’ajoutent à ceux qui ont rejoint le syndicat l’année dernière : Enaos, Funéfor, JPV Assurances, Obsèques Impayées, Stonest, Sully Prévoyance, Pierre et Cristal.

Les fédérations étaient également bien représentées : la Fédération Nationale du funéraire (FNF), avec Pascal Caton, Nicolas Goossens, Élisabeth Charrier, Sabrina Amokrane, Mathieu Garnesson et Thomas Daniel ; l’Union du Pôle Funéraire Public (UPFP) avec Manuel Sauveplane (absent pour raison familiale) ; Méziane Benarrab pour la Chambre Syndicale des Services Funéraires Affinitaires (CSSFA). Les partenaires institutionnels ont également été remerciés : la Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCL) avec Marie Cornet et Camille Tinard ; le Centre Technique des Matériaux Naturels de Construction (CTMNC) avec Olivier Cheze, Patrick Facchinetti ; Élodie Theme pour la Fédération Empreintes – accompagner le deuil ; Laurence Picque pour la Fédération Européenne Vivre Son Deuil (FEVSD) ; Isabelle Prigent pour l’Association Nationale des Personnels de Cimetière (A.NA.PE.C) ; Patrick Raclot pour Préviseo ; et Tristan Portier pour le Réseau Les Morts.

Pour les réseaux, étaient présents : Funéplus avec Anthony Fallourd, FUNÉRIS avec Benoît Fourquet et Ophélie Chauffert, OGF avec Jean Ruellan et Allan Matuszyk, FUNECAP et Anima Care avec Bastien Mirault et Antoine Sénécaut, Philae avec Philippe Basseville et Jean-Philippe Stouls, POMPES FUNÈBRES DE FRANCE avec Olivier Dufour, UDIFE avec Julien Le Coustumer, La Maison des Obsèques avec Xavier Sturdik, le Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne (SIFUREP) avec Sandra Le Bihan, Annabelle Chalicarne et Maria Da Silva, cette dernière étant représentée. L’équipe déléguée à l’organisation du salon FUNÉRAIRE PARIS avait aussi fait le déplacement, avec le partenaire technique, SPAT. Ce dernier reprendra l’organisation du salon avec Philippe Piot, Monica Camilo Adriao, Benoît Hubert et Mélanie Simon. La presse était également présente : Corinne Bergé, Claude Gargi et Bruno Combernoux pour Funéraire Magazine ; Maud Batut, Steve La Richarderie, Mathieu Bougaud et Charles Guillard pour Résonance Funéraire. Enfin, Thomas Roux a présenté le Funéscope en première partie de l’assemblée, et pour le CRÉDOC, Franck Lehuédé et Mathilde Gressier étaient présents pour exposer leur dernière étude sur les Français et le funéraire animalier.

Rapport d’activité

Cette partie a été l’occasion de revenir à la fois sur l’année écoulée et sur les 4 années de la mandature de Sylvestre Olgiati, avec un focus sur FUNÉRAIRE PARIS : le salon a rencontré un franc succès avec 246 exposants, dont 91 nouveaux, 40 entreprises internationales et 6 200 visiteurs sur 3 jours. La fréquentation est en hausse par rapport à la précédente édition, avec même la plus forte progression observée sur les 22 dernières années. Le salon a confirmé son bien-fondé et le dynamisme d’une profession ancrée dans les réalités du terrain et dans les mœurs de son époque. Les remises de prix des Funéraires d’Or ont été très appréciées, tout comme le concours d’éloquence des maîtres de cérémonie, toujours un moment convivial et marquant. Le programme 2027 s’annonce au moins aussi ambitieux, avec, peut-être, la tenue d’un concours d’art floral funéraire.

Cette année passée a également été celle du changement : nouveau logo, nouveau nom, site Web et communication modernisés. Le nouveau nom traduit à lui seul l’élargissement du périmètre du SAF, dont la mission est de fédérer l’ensemble des fournisseurs de produits, de services et de prestations, en valorisant leurs expertises, leur savoir-faire et leur diversité, tout en représentant ce marché spécifique d’intérêt collectif et en restant garant des rites funéraires. Le SAF a également accompagné le Printemps des cimetières, auquel s’est ajouté le Printemps des arts funéraires : un moment d’ouverture et de partage des savoir-faire du secteur auprès du grand public.

Le prix de la recherche, en partenariat avec le Réseau Les Morts, a récompensé une thèse de doctorat, "Mourir pour la France en Algérie" de Manon Walin, interrogeant les politiques mémorielles et les enjeux institutionnels liés à la reconnaissance des morts militaires, entre mémoire nationale et deuils familiaux. Un prix spécial a été attribué à une autre thèse, celle de Valérie Cuzol, intitulée "De l’intime au politique : la narrativité des choix funéraires en contexte transnational et minoritaire". Enfin, le mémoire de M2 de Louise Pichon-Collet, "Le rôle du cimetière dans la réponse des villes aux enjeux de la densification urbaine. Mise en parallèle des approches de Nantes (France) et Malmö (Suède)", a également été récompensé.

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Sylvestre Olgiati a ensuite évoqué la participation du SAF aux Assises du deuil en octobre 2025, et a abordé la question de la formation, l’un de ses sujets de prédilection. Souhaitant renforcer les outils pédagogiques pour valoriser les savoir-faire, les entreprises, les produits et les services du secteur, des investissements ont été réalisés pour accompagner les organismes de formation, notamment sur les cercueils et les capitons dans un premier temps, avec un élargissement aux autres familles de produits à venir.

Le Syndicat a également développé sa communication, avec une ouverture vers la presse grand public. Lors du salon, des équipes de l’émission Quotidien, avec Paul Moisson, étaient présentes : un reportage a été diffusé dans un contexte particulier, mais l’image de la profession en est ressortie renforcée. Des équipes d’Arte, RFI, Ouest-France, de l’AFP, ainsi que le podcast Legend de Guillaume Pley, ont également couvert l’événement, permettant aux exposants de valoriser leurs compétences, leurs produits et leur vision.

Un nouveau rendez-vous bisannuel

Sylvestre Olgiati a également présenté un projet majeur pour 2026 : la création d’un événement bisannuel porté conjointement par le SAF et la FNF, intitulé "Forum du funéraire – Aujourd’hui et demain". Ce rendez-vous a vocation à devenir un temps fort de la filière. Il se tiendra à la Mutualité à Paris, sous la forme d’une journée de rencontres réunissant professionnels, membres de la société civile, représentants des cultes, chercheurs, étudiants et partenaires bancaires et assurantiels autour des transformations du funéraire. Pensé comme un espace de réflexion, de partage, d’innovation et de dialogue sociétal, il vise une audience de 200 à 250 personnes. Prévu début octobre, il ambitionne également des retombées médiatiques à l’approche de la Toussaint.

À la suite de l’étude sur l’empreinte carbone des rites funéraires, menée avec le cabinet OuiAct en partenariat avec la FNF, un calculateur carbone est en cours de développement. Il permettra aux familles d’estimer précisément l’impact environnemental des obsèques, en prenant en compte de nombreux critères : nombre de participants, type de cérémonie, collation, origine des cercueils et des monuments, etc. L’outil se veut exhaustif et vise une évaluation au plus juste.

En conclusion, cette année a été riche pour le SAF, tout comme les 4 années écoulées sous la présidence de Sylvestre Olgiati. De nombreux chantiers ont été menés en faveur de la modernisation, de la représentativité et de l’ouverture de la filière vers le grand public, ainsi que du développement du salon. Cette mandature s’achève sur un bilan porteur d’espoir, mais aussi de travail à poursuivre. Elle se clôt également sur une note plus sombre, avec l’évocation du décès d’Anne Tourres, ancienne secrétaire générale, très impliquée dans la CSNAF et la filière funéraire.

Enfin, l’heure est venue de se tourner vers l’avenir : Sylvestre Olgiati a officiellement annoncé qu’Olivier Bernier lui succéderait à la présidence du SAF, tout en restant lui-même vice-président pour l’accompagner dans ses premiers mois. Conscient des enjeux et de la tâche à accomplir, le nouveau président a exprimé sa volonté de faire avancer le Syndicat et la filière en s’y consacrant pleinement, aux côtés de toute l’équipe – Luc Coutelen, les administrateurs et les adhérents –, rappelant qu’"un président ne fait rien seul".

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Les Français et les obsèques animalières

Une des missions du SAF est de mener des études permettant d’anticiper les attentes et les besoins des consommateurs en matière d’art funéraire. C’est pourquoi, cette année, avec le CRÉDOC, le SAF s’est penché sur le funéraire animalier. L’étude, Les Français et les obsèques animalières, présentée par Franck Lehuédé, directeur d’études et de recherches au CRÉDOC, et Mathilde Gressier, révèle de nombreux enseignements.

Les animaux de compagnie occupent une place centrale dans les foyers français

7 Français sur 10 ont aujourd’hui ou ont eu récemment un animal à leur domicile. Les chats et les chiens dominent largement, en nombre et en dépenses. Ils concentrent l’essentiel de l’investissement affectif et économique.

Le lien affectif est fort, 42 % des propriétaires d’animaux de compagnie les considèrent comme un membre de leur famille et 42 % comme un compagnon affectif. Les chats sont plus assimilés à un compagnon affectif, les chiens à un membre du foyer.

Un besoin symbolique fort autour du dernier hommage

La perte d’un animal est vécue comme une perte comparable à celle d’un proche ou une perte importante pour 8 Français sur 10. La moitié des propriétaires d’animaux seulement considère avoir fait comme il fallait pour les obsèques de leur animal. 7 sur 10 estiment que leur rendre un dernier hommage est important.

Un tiers des animaux de compagnie sont inhumés dans un jardin ou un terrain privé. Plus d’incinérations pour les chiens et d’inhumations pour les chats. Des obsèques individualisées sont recherchées. Les jeunes sont plus nombreux à trouver chaque solution socialement acceptable.

Les solutions communes humains-animaux plus clivantes. Une faible anticipation, mais des attentes claires. Un tiers des propriétaires d’animaux aimeraient une inhumation ou dispersion des cendres dans un cimetière accueillant humains et animaux.

3 propriétaires sur 10 souhaiteraient une sépulture conjointe humains-animaux. 56 % des Français se disent favorables à une modification de la loi pour permettre l’inhumation d’animaux dans les cimetières communaux.

Une faible anticipation, mais des attentes claires

Les propriétaires n’ont que rarement réfléchi au dernier hommage qu’ils pourraient rendre à leur animal de compagnie. Seul un quart a déjà réfléchi en amont au dernier hommage. Pouvoir honorer la mémoire de l’animal et choisir l’urne dominent les souhaits des propriétaires.

Les principales attentes :
• Trouver de l’information sur les solutions d’obsèques ;
• Choisir les prestations et produits funéraires en amont du décès ;
• Pouvoir honorer la mémoire de l’animal ;
• Un budget de plus de 250 € pour
1 propriétaire sur 5.

Retrouvez l’étude complète : Les Français et les obsèques animalières, sur le site du SAF.

Mathieu Bougaud

Résonance n° 227 - Mai 2026

Instances fédérales nationales et internationales :

FNF - Fédération Nationale du Funéraire FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations