En 2026, les souvenirs numériques deviennent progressivement un moyen central d’honorer la mémoire d’un proche disparu. Selon les dernières tendances, près d’une famille sur deux* privilégie désormais des souvenirs numériques (photos stockées en ligne, vidéos, messages vocaux, profils sociaux ou contenus partagés) comme supports principaux de mémoire après un décès.

Une mémoire désormais stockée dans le numérique
Pendant longtemps, les souvenirs physiques occupaient une place quasi exclusive dans la mémoire familiale : albums photo, objets personnels, lettres ou vidéos familiales. Aujourd’hui, une grande partie de notre vie existe également en ligne : les photos ne sont plus imprimées, les conversations se déroulent sur messageries instantanées et les moments importants de la vie sont souvent documentés numériquement.
Ainsi, nous faisons face à une nouvelle réalité : après un décès, une partie de la mémoire du défunt est désormais accessible uniquement via des comptes en ligne.
Les comptes en ligne deviennent des "lieux de mémoire"
Photos stockées sur iCloud ou Google Photos, vidéos TikTok, playlists Spotify, messages WhatsApp, publications Instagram ou encore espaces de stockage en ligne deviennent progressivement de véritables "lieux de mémoire" modernes. Pour certaines familles, récupérer les photos et vidéos ou conserver un profil Facebook en page hommage devient aussi important qu’un album photo physique.
À l’inverse, d’autres proches ressentent le besoin de fermer rapidement certains comptes afin d’éviter les notifications automatiques ou les rappels douloureux. Le numérique modifie donc profondément notre manière de conserver, partager et vivre les souvenirs après un décès.
Vers un accompagnement plus global des familles
Cette évolution pousse progressivement le secteur funéraire à repenser son rôle. Aujourd’hui, l’accompagnement ne se limite plus uniquement à l’organisation des obsèques ou aux démarches administratives traditionnelles. À cela s’ajoute un nouveau défi : l’organisation de toute une vie numérique laissée par leur proche défunt. Chez Repos Digital, cette transformation est visible chaque jour sur le terrain.
"Les souvenirs numériques prennent aujourd’hui une place immense dans la vie des familles. Souvent, récupérer quelques photos stockées dans un téléphone ou un cloud devient aussi important qu’un album photo physique", explique Alex Rensonnet, directeur général de Repos Digital.
C’est précisément sur cette nouvelle dimension du deuil que Repos Digital intervient aujourd’hui et accompagne les familles pour :
• Identifier les comptes en ligne d’un proche défunt,
• Récupérer les souvenirs numériques,
• Clôturer les réseaux sociaux.
Une manière pour les professionnels du funéraire de prolonger leur accompagnement bien au-delà des obsèques.
Une transformation culturelle profonde
Cette évolution révèle surtout un changement culturel majeur : notre rapport à la mémoire devient hybride, mêlant souvenirs physiques et traces numériques. Dans les prochaines années, cette tendance pourrait fortement accélérer. Les générations les plus connectées arrivent progressivement à des âges où la question de l’héritage numérique deviendra incontournable.
Et demain, il sera probablement naturel pour les familles d’attendre qu’une agence funéraire puisse aussi les accompagner sur ces nouveaux enjeux.
Nota :
*Source : InMemry – Étude 2026 sur les pratiques mémorielles numériques des familles endeuillées.
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Résonance n° 228 - Juin 2026