La MAISON SAZERAT propose des articles funéraires en porcelaine de Limoges depuis plus de 70 ans. Cette tradition vieille de près de 3 siècles perdure et montre chaque jour son actualité, permettant des produits à forte valeur ajoutée, alliant élégance, sobriété et excellence.

Voilà plus d’un demi-siècle que la MAISON SAZERAT perpétue le savoir-faire des maîtres porcelainiers dans le domaine du funéraire et propose des articles empreints de cette tradition séculaire mais toujours très actuelle : urnes, fleurs de porcelaine, médailles… "Tous nos articles sont créés dans la plus pure tradition de la porcelaine de Limoges, une appellation IGP (Indication Géographique Protégée) très exigeante. Son processus de fabrication est d’ailleurs spécifique et garantit d’avoir des articles d’exception", explique Christine Dionnet-Perronneau, gérante.
L’entreprise propose de nombreux types d’articles : médaillons, plaques, urnes… dont la décoration peut être adaptée aux désirs des familles. Prenons l’exemple des urnes cinéraires, dont la MAISON SAZERAT commercialise 2 modèles d’une contenance de 3 litres : le modèle Min et le modèle Goutte. Ces urnes sont entièrement personnalisables, avec notamment des décors floraux peints à la main par Christine elle-même, qui est maître artisan en métier d’art.


Les impressions de photos sur les urnes sont également possibles, avec une restriction due au temps de fabrication : "Pour une photo du défunt, il faut créer un chromo, c’est-à-dire une décalcomanie de l’image, que l’on va apposer sur l’urne. La création de ce chromo prend du temps, et les délais pour ces photos sont donc de 3 semaines environ, ce qui est trop long dans le cadre d’une crémation. C’est donc une personnalisation à laquelle il faut réfléchir en amont, en l’intégrant dans les contrats ou en prenant la décision de son vivant. C’est assez peu courant, et souvent les familles choisissent plutôt les décors floraux peints à la main. Cette question du délai est évidemment moins importante lorsqu’il s’agit de créer un médaillon ou une plaque qui va décorer le columbarium, par exemple."
La porcelaine de Limoges, une fabrication contrôlée de bout en bout
Mais, outre la photo et le délai de personnalisation des articles, chaque objet est issu d’un processus de fabrication qui exige patience et savoir-faire. Dans un premier temps, après le dessin de l’objet, ce dernier est sculpté dans le plâtre, puis on fabrique le "premier moule" autour du modèle : il va permettre de créer la matrice, qui sera le "moule des moules". C’est en effet à partir de cette matrice que vont être faits les moules de production : "En général, on ne fait pas qu’un moule de production : cela permet de réduire les temps d’attente : séchage, notamment. Ce sont ces moules de production dans lesquels on va couler la barbotine, une pâte liquide contenant 50 % de kaolin, du quartz et du feldspath."
Une fois le moule rempli, l’eau contenue dans la barbotine est absorbée par le moule en plâtre, et une couche solide se crée alors. Selon le temps d’attente, la couche sera plus ou moins épaisse, la pièce plus ou moins fine. Après cette étape, l’excès de barbotine est vidé pour réutilisation, et un temps de séchage est nécessaire avant démoulage pour que la pièce puisse acquérir suffisamment de solidité : "C’est aussi pendant ce séchage que la pièce perd en volume, elle rétrécit d’environ 14 %, c’est pourquoi il faut prendre ce retrait en compte au moment du dessin d’une nouvelle pièce."


Après démoulage, un deuxième séchage est nécessaire avant la première cuisson, dite "de dégourdi" : il s’agit d’une cuisson à 970 °C qui va donner de la résistance mécanique aux pièces, et une porosité qui permettra l’émaillage. L’émail est ensuite appliqué, puis une seconde cuisson à haute température est effectuée, à 1 400 °C. Elle va vitrifier l’émail et développer la blancheur de la porcelaine. Enfin, la pièce va ensuite être peinte ou imprimée.
La création d’une pièce en porcelaine de Limoges est donc un processus long, très technique et très encadré : le cahier des charges de l’IGP est en effet très clair et précis sur chaque étape de la fabrication, c’est ce qui permet de conserver le caractère exceptionnel des objets ainsi fabriqués. Le maintien de ce savoir-faire via l’IGP est d’ailleurs une des activités de Christine, qui est membre opérateur de l’Association pour l’Indication Géographique (IG) porcelaine de Limoges, reconnue comme organisme de défense et de gestion du cahier des charges de l’IG.
Un savoir-faire, toute une gamme d’articles
Outre les urnes cinéraires, MAISON SAZERAT crée également des médaillons de différentes formes, ou des plaques en porcelaine : "Pour donner suite à une demande croissante, j’ai relancé la fabrication de moules pour les plaques "Livre galbé" en petit format, car les moules s’usent rapidement : on peut faire une vingtaine d’exemplaires avec un moule, mais ensuite, il faut le changer. D’où l’intérêt d’avoir une matrice que l’on conserve." La société propose également aux marbriers et pompes funèbres possédant un service marbrerie des plaques signature de travaux, permettant d’identifier l’entreprise ayant posé le monument.
Détentrice d’un savoir-faire rare, Christine Dionnet-Perronneau met chaque jour son expertise au service de ses clients et du maintien de la tradition porcelainière de Limoges. Elle offre, avec MAISON SAZERAT, des articles au design moderne, mais imprégnés d’une tradition séculaire d’excellence, pour les familles et les opérateurs du funéraire.
Mathieu Bougaud
Résonance n° 226 - Avril 2026
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