Le CiniSafe est une alternative aux cendriers comme aux urnes, qui permet aux collaborateurs de crématorium de travailler dans des conditions plus hygiéniques et plus simples. Pour les familles, il constitue une solution personnalisable, écologique et abordable.

Nouvelle offre dans le domaine de la crémation, le CiniSafe a été conçu aux Pays-Bas. Dans un pays où la crémation représente environ 70 % des modes de sépulture, il apporte une réponse aux enjeux d’hygiène, de respect des défunts et de leurs familles, ainsi qu’à la qualité de vie au travail des équipes, tout en proposant une alternative aux urnes classiques : "Le CiniSafe répond à un grand nombre de besoins existant au sein de la chaîne de crémation, et il garantit propreté et facilité d’utilisation. Il est d'ailleurs plébiscité dans son pays d'origine et suscite de l'intérêt sur de nombreux marchés. En Europe, il est déjà présent en France, au Portugal, et bientôt en Espagne, preuve de sa pertinence", explique Régis Unkel, responsable commercial et relations clients pour la France.

Un produit testé et approuvé au Danemark depuis 2016
Il est logique que le CiniSafe ait été inventé dans un pays où la crémation est le premier choix d’une majorité de familles. Cette utilisation très courante des crématoriums a conduit à une réflexion sur l’optimisation de leur fonctionnement, et c’est ainsi que le CiniSafe est né, en prenant avant tout en compte les retours de ceux qui utilisent les appareils de crémation au quotidien.
"Nous avons simplement mené une étude auprès des collaborateurs de crématoriums afin de recueillir leurs retours d’expérience : quels points pourraient être améliorés, optimisés, pour plus de rapidité, d’hygiène et de confort pour eux. C’est à partir de ces discussions que nous avons constitué notre premier cahier des charges et lancé la première version, en 2016."

Le CiniSafe a donc eu le temps de mûrir et de s’améliorer au fil des années et des retours des utilisateurs. Depuis 2021, sa version 2.0 est proposée soit en polypropylène 100 % recyclé (gris moyen, anthracite, vert ou transparent), soit en Solanyl, un plastique biosourcé et entièrement biodégradable (brun foncé), offrant ainsi un choix varié de matériaux et de couleurs.
De plus, des étuis en plastique permettent de le personnaliser à l’envi : avec le nom de l’entreprise funéraire, son logo ou l’un des nombreux designs vendus sur le site du fournisseur. Il en existe également en papier ou en tissu imprimé, voire en version blanche, afin que les proches puissent y écrire ou dessiner un dernier message, un dernier hommage.
Un dispositif respectueux des collaborateurs et des défunts
Le CiniSafe constitue également une avancée majeure pour la qualité de vie au travail des équipes de crématorium. Grâce à sa conception et à son embout dédié, il s’adapte à la majorité des crémulateurs du marché et s’y fixe de façon hermétique, en remplacement du cendrier. Un adaptateur permet également d’utiliser le CiniSafe sur un grand nombre d’appareils non équipés, car son diamètre d’entrée est identique à celui d’une urne classique. Si nécessaire, le concepteur peut aussi adapter l’embout au crémulateur sans coût supplémentaire.

Les cendres sont ainsi recueillies directement dans le dispositif, ce qui limite les manipulations et supprime tout risque de perte pour les opérateurs. L’identification des défunts se fait au moyen d’un galet, un système simple et fiable qui garantit une traçabilité parfaite. Scellé sur le CiniSafe dès sa sortie de l’appareil de crémation, il reste lisible sur le long terme. D’un point de vue pratique, le CiniSafe est facile à stocker grâce à son encombrement réduit : jusqu’à 576 unités peuvent être stockées sur une seule palette.
Produit polyvalent, dont l’utilisation couvre l’ensemble de la chaîne de crémation, le CiniSafe n’exclut pas le recours à une urne classique. Il propose toutefois une alternative abordable aux familles disposant de moyens limités ou à celles qui ne souhaitent pas que l’urne soit visible, par exemple lorsqu’elle est placée dans un colombarium.
Mathieu Bougaud
Résonance n° 230 - Août 2026