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Recevoir des familles en deuil est un travail très délicat, qui réclame certaines qualités humaines. Les pompes funèbres sont un commerce, mais elles ont également une mission de service public et la nature même des prestations qu’elles proposent justifie la formation obligatoire, ainsi que le diplôme que la loi impose à présent.
 
Le poste de conseiller(ère) funéraire requiert de l’empathie, de la patience, de la rigueur et, peut-être surtout, une moralité exemplaire. Un casier judiciaire vierge est nécessaire pour remplir cette fonction et ce n’est pas un hasard. Au-delà de l’éthique, la réputation d’une entreprise pourrait aussi être sérieusement entachée par le mauvais comportement d’un(e) employé(e), dont le profil ne correspondrait pas à ces critères.

Malheureusement, quelques éléments, qui sont autant d’exceptions qui confirment la règle, passent au travers des mailles du filet et font chaque année les choux gras de la presse en période de Toussaint lorsque revient l’éternel marronnier des pompes funèbres.

Convenons qu’il serait stupide et inique de juger de la moralité d’une personne en se basant sur d’éventuelles erreurs commises par le passé. Chacun peut s’amender et doit pouvoir bénéficier d’un nouveau départ dans la vie, y compris professionnel. Cependant, certains profils sortent du lot et il convient de les détecter pour leur barrer l’accès autant que faire se peut à ce métier.

La perversion… un risque réel

Les personnalités perverses en font partie. La perversion n’étant pas une maladie, il est impossible de la guérir et les pervers naissent et meurent donc pervers. Sans parler des grands pervers qui, lorsqu’ils sont en plus psychopathes ou sociopathes, deviennent extrêmement dangereux et peuvent aller jusqu’à commettre des actes criminels très graves, des perversions plus subtiles, comme les déviances narcissiques et sadiques, peuvent poser un réel problème.

Si de tels individus se trouvent être en contact avec des personnes fragilisées par exemple par un deuil et dont l’appréciation peut être temporairement altérée, il y a là un risque réel.

Ainsi, l’obtention du diplôme n’est pas forcément une garantie pour l’employeur. Il faut également s’inquiéter des qualités morales du ou de la conseiller(ère). Certains signes doivent alerter, comme un comportement malveillant envers ses collègues, qui laissent présager le même vis-à-vis des familles. Les retours négatifs de la part des clients sont également un indicateur. Il faut naturellement qu’ils soient récurrents, personne n’est à l’abri d’un concours de circonstances qui peut, on le sait bien, transformer un dossier en parcours du combattant.

À l’approche de la Toussaint, souhaitons que les travailleurs du funéraire, dans leur immense majorité sérieux, honnêtes et dévoués, ne soient pas encore une fois jetés en pâture par une presse en manque d’imagination, à cause d’une minorité de mauvais éléments dont il faudrait débarrasser une bonne fois pour toutes cette honorable et belle profession.
 
Claire Sarazin
Thanatopracteur
Formatrice en thanatopraxie

Résonance n°164 - Octobre 2020

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations