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ATI VerticL’excellente notoriété d’ATI Environnement ne fait aucun doute. La société, leader français des fournisseurs de fours de crémation, apporte des réponses technologiques performantes mais également un modèle économique profitable aux collectivités locales et territoriales, ou groupes privés qui font confiance à ses produits et services. ATI est aussi concepteur d’incinérateurs de déchets qu’elle distribue dans 60 pays. ATI s’adapte à ses marchés et aux exigences de ses clients avec en ligne de mire une efficience affirmée et une stratégie volontariste pilotée par Gil Guibert et Geoffroy du Rusquec, respectivement président et directeur général. Entretien à chaud…

 

Résonance : ATI Environnement était discrète depuis quelques temps, voire l’objet de rumeurs. Qu’en est-il exactement et quelle est la situation actuelle ?

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 Geoffroy du Rusquec, directeur général d'ATI.

Geoffroy du Rusquec : En effet, ATI a été discrète depuis quelques temps. Confrontée à une forte hausse de la demande, la société a fait face à une crise de croissance. Cette crise s’est matérialisée par des problèmes organisationnels.

Fin avril 2019, avec Gil, nous avons pris la direction d’ATI. Dès notre arrivée nous avons mobilisé tous les salariés afin d’ajuster le projet d’ATI. Pour ce faire, divers chantiers se sont déroulés en parallèle : une analyse de la rentabilité de nos activités, une étude des marchés sur lesquels nous opérons, des groupes de travail pilotés par des salariés. Ces groupes de travail permettent aux salariés de prendre en main les enjeux d'amélioration de la performance. Par exemple, un groupe réorganise la gestion des pièces détachées ; un autre travaille à l’internalisation des compétences clés ; un troisième organise la formation de tous à la gestion en mode projet ; un autre encore gère la mise en place d’un outil de gestion de la maintenance et la formation des équipes à cet outil. Début septembre, toute l’entreprise a réaffirmé le projet d’ATI.

R : Pouvez-vous nous parler de ce projet ?

GdR : ATI était jusqu’à maintenant une PME française artisanale avec toutes les qualités que cela implique : de bonnes compétences individuelles et un savoir-faire avéré. Aujourd’hui, ATI fait face à un nouveau défi : réussir l'industrialisation de ses process. Ce défi, les salariés de l’entreprise le relèvent. Il implique la mise en place de processus plus cadrés tout au long du cycle : de la vente d’un nouvel équipement jusqu’à sa maintenance, en passant par la conception, la fabrication et l’installation chez nos clients. Il implique également que le travail soit organisé en mode projet.

Nous renforçons notre équipe avec le recrutement de commerciaux, d’ingénieurs, de techniciens, la mise en place d’une direction des projets, la formation à la gestion de projet et la mise en œuvre de processus industriels tant pour la production que pour la maintenance. Nous sommes convaincus que ces actions nous permettront d’atteindre l’excellence à brève échéance. En parallèle, nous accentuons la proximité avec nos clients afin de mieux les comprendre et de leur proposer des solutions adéquates.

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R : Est-ce une révolution que vous menez ?

GdR : Non, c’est une transformation. Les ressources d’ATI pour faire face à ses défis se trouvent en son sein, c’est-à-dire en ses salariés. La conjugaison de leurs compétences et énergies est la clé pour développer l’entreprise sur le marché national et international. Nous nous remettons en question et souhaitons continuer à proposer des solutions à nos clients : nous avons d’ailleurs mis en place une cellule recherche & développement.

R : Comment pensez-vous convaincre le marché ?

GdR : Tout d’abord, je souhaite vous confirmer notre objectif : nous sommes leaders en France et comptons bien le rester. Pour y parvenir, nous devons veiller à ce que nos engagements soient tenus, tant qualitativement que quantitativement. Nous sommes très sensibles aux informations qui nous sont données par nos clients.

Depuis le mois de juillet, nous allons à la rencontre de nos clients, en France et à l’étranger : opérateurs de crématoriums, managers, dirigeants d’entreprise et élus locaux. Nous sommes aussi heureux que clients et prospects visitent l’usine à Gien et y rencontrent les équipes. Très récemment, nous avons reçu une délégation de la Ville de La Rochelle dans laquelle ATI va bientôt installer des équipements de crémation. Cette rencontre dans nos locaux a permis de répondre en vérité aux questions qu’ils se posaient, de partager notre projet et bien entendu de leur montrer les fours qui vont bientôt être expédiés à La Rochelle.

Au cours du mois de juillet, nous avons diligenté une enquête auprès des exploitants de crématoriums qui a confirmé que leurs premiers critères de choix sont la fiabilité du matériel et la qualité du service après-vente. Nous partageons les mêmes enjeux qu’eux et souhaitons développer une relation de partenariat plutôt que de fournisseur.

R : Y-a-t-il eu une modification du capital ?

GdR : Non, la ventilation du capital reste la même. Seule la direction a changé en avril 2019. Nous déployons dans l’entreprise un modèle managérial différent, compatible avec les défis de l'entreprise.

Résonance n° 155 - Novembre 2019

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations