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Julien Martel, CEO du Groupe NAD voit loin et s’en donne les moyens. La mise en franchise de son activité sur le marché du funéraire est un développement qu’il ambitionne depuis quelques années. C’est aujourd’hui chose faite et les marques d’intérêt se multiplient autour de l’enseigne NAD. Comment expliquer ce succès ? Tout simplement en donnant la parole à son créateur. Entretien et explications…
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Le Groupe NAD est une société spécialisée dans le nettoyage et la désinfection d’espaces après décès. Qu’il s’agisse de scènes de crime, de suicides, de morts accidentelles ou naturelles, ces lieux imposent une remise en état au niveau non seulement de l’aspect visuel, mais également biologique de ceux-ci. Ce n’est donc pas un simple "nettoyage", mais bien affaire d’experts avec des techniques et des moyens matériels appropriés. Ça ne s’invente pas et l’apport exceptionnel du Groupe NAD réside dans la création et la valeur ajoutée apportée à cette pratique post-mortem essentielle.

Établi dans le Grand Est, à Kaysersberg en Alsace, le Groupe NAD intervient depuis bientôt 10 ans sur l’ensemble du territoire français. Avec sa propre équipe spécialisée, il répond aux demandes des particuliers ainsi qu’à celles des agences de pompes funèbres, indépendantes ou appartenant à des réseaux. Il est également sollicité par des institutions publiques telles que les ministères de la Justice et de l’Intérieur, la Gendarmerie, la Police nationale et l’Administration pénitentiaire, ainsi que par des groupes assureurs. Vous l’aurez compris, l’activité ne manque pas et c’est une affaire ultraspécialisée qui ne se remet pas entre toutes les mains. La mise en franchise du Groupe NAD est une progression logique qui répond aux attentes d’un marché exigeant en expansion constante.

Résonance : Julien Martel, quels sont les atouts du Groupe NAD et en quoi votre pratique est-elle exceptionnelle ?

Julien Martel : Les décès sont tous de natures différentes comme vous l’avez évoqué, et imposent tous une réponse basée sur l’hygiène du visible et de l’invisible pour ce qui est des lieux. Une scène de crime par exemple, se révèle toujours une intervention hors norme qui impose une remise en état introduisant des techniques et pratiques de forte valeur ajoutée. J’insiste sur ce point, le nettoyage post-mortem n’est pas l’affaire de n’importe qui.

D’un point de vue psychologique, l’intervenant doit être formé pour supporter ce qui l’attend mais également doit posséder la totale maîtrise de ses techniques et produits utilisés. La sécurité des personnels est prioritaire, le risque biologique de contamination est omniprésent. Nos atouts résident dans la création, le développement et l’anticipation sur des techniques et produits performants, évalués et optimisés en permanence dans notre propre laboratoire pour rendre la pratique sécurisée et la restitution des lieux comme s’il ne s’était jamais rien passé. Parfois c’est une gageure mais c’est notre mission. 

R : Parlons du projet de franchise. Quel est le déclencheur de ce développement et qu’apportez-vous concrètement à ces porteurs d’image ?

JM : Le déclencheur est simple. La création du Groupe NAD dans la région Grand Est a répondu à des attentes spécifiques. La notoriété a amplement dépassé les frontières régionales et la demande est devenue nationale. Tous ont constaté qu’effectivement nos interventions n’ont rien de comparable avec une société de nettoyage classique comme vous en avez certainement une pour vos bureaux. Il existe des sociétés de nettoyage qui interviennent dans des contextes difficiles ou dits "extrêmes". Leur rôle est important et elles répondent à de vraies demandes. Cependant, l’intervention post-mortem implique des enjeux particuliers : la présence possible de fluides biologiques, de bactéries, de virus ou de risques environnementaux, mais aussi une dimension émotionnelle très forte pour les proches et les acteurs présents.

Notre intention n’est pas de nous comparer, mais il est vrai que le Groupe NAD est aujourd’hui reconnu comme la référence dans le domaine. Cela ne vient pas d’un slogan, mais de 10 années de terrain, d’interventions parmi les plus complexes, d’un niveau d’exigence constant, et du fait que nos protocoles et nos produits sont développés et évalués en interne. Cette maîtrise technique, associée à une approche profondément humaine, fait que notre intervention est souvent considérée comme un standard de qualité dans le post-mortem.

Plutôt que de gérer une structure avec des établissements secondaires, la franchise nous est apparue comme un système motivant, reposant sur l’engagement entrepreneurial des tiers et leur volonté de progresser dans leur pratique en apportant un service unique. Le Groupe NAD apporte une expertise, une technique, un accompagnement permanent… une éthique prouvée. 

R : Concrètement, que signifient expertise, technique et accompagnement ?

JM : Nous cherchons des entrepreneurs motivés, organisés, stables émotionnellement. Avoir travaillé dans le funéraire ou le nettoyage est un plus. Nous sommes disponibles en permanence et amenés à répondre aux demandes les plus hors normes. Avoir une pratique accomplie vous prépare à ce qui va suivre. Deuxième point, savoir gérer une société et ne pas confondre chiffre d’affaires et bénéfices est indispensable.

Qui dit franchise suppose bien sûr une mise de fonds préalable qui est comparable à des franchises classiques. Sans caricaturer, le franchisé est avant tout une entreprise constituée qui doit faire face à ses risques et donc qui doit être consciente que ses décisions engagent son capital et ses futurs salariés. De plus, il est désormais porteur de l’image NAD, il y a donc des impératifs de sérieux et de pérennité à tenir pour le bien commun.

Une fois ces conditions préalables remplies, le nouveau franchisé va suivre une période de transmission et d’intégration du savoir spécifique au bionettoyage post-mortem. La partie théorique de cette intégration prend en général une semaine, elle est suivie par des cas concrets "sur le terrain" qui permettent de bien assimiler les postures, les produits et leur usage, les contrôles sanitaires indispensables, l’usage de la hotline NAD aussi sur WhatsApp vidéo.

Ce service permet d’avoir accès 24 h/24 à des informations concrètes concernant soit les produits NAD, soit les cas rencontrés d’intensités variables. Selon les capacités des franchisés, cette période transitoire doit faire d’eux dans le meilleur délai des techniciens maîtrisant 100 % des compétences requises pour être d’excellents opérateurs NAD, intervenant avec un véhicule support dédié, équipé des EPI (Équipement de Protection Individuel) et produits indispensables aux opérations.

R : Une fois passés entre vos mains, si je puis dire, comment se passe leur intégration dans le monde réel du nettoyage post-mortem ?

JM : Notre réseau est avant tout une famille d’opérateurs relayant certes une technique mais également une éthique professionnelle que NAD privilégie. Jessica Vincent est responsable du développement de notre réseau. Elle accompagne l’implémentation de la nouvelle structure, suit le parcours d’intégration du nouveau franchisé, et relaye l’information entre lui et la centrale. Jessica et moi sommes tous 2 anciens militaires, et c’est quelque chose qui marque profondément notre culture professionnelle : cohésion et entraide.

Les franchisés ne sont pas livrés à eux-mêmes, leurs entreprises communiquent leur savoir-faire auprès des institutionnels et acteurs du funéraire de leur secteur. Le site Web du Groupe NAD réserve une page spécifique aux franchisés où ils apportent entre autres les renseignements de localisation, et les coordonnées complètes et visuelles.

Là aussi il y a une charte d’édition à respecter, c’est normal, et les conseils de Jessica Vincent sont ceux d’une professionnelle reconnue. Nous travaillons tous pour un objectif commun, réussir le parcours du nouveau franchisé, soutenir la forte image qualitative du Groupe NAD et notre développement commun… accompagner la réussite. 

R : Jessica Vincent, vous êtes responsable Service Franchise. Quel rôle jouez-vous auprès des franchisés ?

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Jessica Vincent : J’accompagne les franchisés dès le premier échange, d’abord dans la compréhension de leur projet : leurs motivations, leurs forces, leur manière d’aborder les situations sensibles. Mon rôle est de m’assurer qu’ils ne se lancent pas seulement dans une activité rentable, mais dans une activité qui leur correspond réellement. Ensuite, je les guide dans le lancement concret de leur entreprise ; structuration administrative, organisation des interventions, gestion des priorités au démarrage, positionnement commercial sur leur territoire.

Une fois l’activité lancée, j’interviens sur la phase de développement. Je les aide à construire leur réseau local. Ce travail est essentiel, parce que la confiance dans notre métier se bâtit sur la relation humaine et la réputation professionnelle. Je leur donne les clés de communication, les supports, les argumentaires, mais surtout la méthode : comment se présenter, à quel moment, dans quel contexte, avec quelles valeurs. Et surtout, je reste présente dans la durée : je m’assure qu’ils ne sont jamais isolés sur le terrain, je reste disponible en cas de situation sensible, je coordonne les échanges entre franchisés pour créer une vraie cohésion de réseau.

Comme Julien l’a dit, nous partageons une même culture car nous avons tous les deux une expérience dans les forces de défense et de sécurité. Ce que nous avons appris là-bas, le sens du collectif, l’engagement, la solidarité dans l’action. Chaque franchisé doit être autonome, oui, mais jamais seul. Nous avançons ensemble.

R : Quelles sont vos actions de communication pour promouvoir la demande de franchise ?

JM : Pour faire venir à nous les potentiels franchisés, les réseaux sociaux comme LinkedIn, notamment, sont d’excellents médias. Ensuite il y a le bouche-à-oreille professionnel. J’insiste sur le fait que nous ne faisons pas du racolage tous azimuts, surtout pas. Nous recherchons des gens responsables, ayant une expérience concluante du métier et souhaitant s’investir personnellement dans un secteur très porteur mais aussi très exigeant.

Notre site Web Groupe NAD apporte également les meilleures réponses aux premières interrogations puis, une fois les premières précisions apportées de part et d’autre, nous rencontrerons celles et ceux qui souhaitent s’inscrire dans la vision professionnelle du Groupe NAD. C’est un challenge professionnel passionnant car notre pratique l’est également, elle est surtout unique et impose de le rester. L’unique est donc notre quotidien et peut-être demain le vôtre ? 
 
Jérôme Maniaque

Résonance n° 221 - Novembre 2025

Instances fédérales nationales et internationales :

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