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Deux années que le GOFI (Groupement des Opérateurs Funéraires Indépendants) s’est inscrit dans le paysage funéraire hexagonal. Fédérer les indépendants du funéraire dans un projet commun n’est pas forcément chose aisée… Normal, lorsqu’on est indépendant, la culture entrepreneuriale solitaire ne s’inscrit pas nécessairement dans le solidaire, même si une seule lettre sépare les deux mots…

 

Lourdelet DenisC’est bien sur cette petite lettre faisant toute la différence que le GOFI intervient et, par sa force de conviction et le respect de l’éthique, qu’il s’impose désormais comme un outsider de poids pour les mois à venir. Entretien dynamique avec Denis Lourdelet, vice-président du GOFI…

 

Résonance : Denis Lourdelet, quel constat retirez-vous de ces deux premières années d’existence du GOFI ?

 

Denis Lourdelet : Globalement, nous avons un constat positif de l’action menée au niveau du Groupement, même si nous aimerions que les choses aillent encore plus vite. C’est normal, tous les initiateurs de projets vous diront la même chose. J’ai eu récemment un entretien avec un dirigeant d’une enseigne nationale qui me confiait avoir constaté avec surprise l’importance du nombre de nos adhérents, soit près de 450, et de me dire : "Ce que vous avez fait en 24 mois, il nous a fallu presque dix ans pour y parvenir."

Donc, avec ce type de remarque, nous constatons et vérifions que le projet GOFI est toujours pertinent, et continue de séduire de nouveaux adhérents chaque jour. Je ne vous cache pas qu’attirer et retenir l’attention des "indépendants", de façon globale, n’est pas simple. Pour nombre d’entre eux, il y a la crainte de perdre justement cette fameuse indépendance en adhérant à un Groupement. Mais il n’en est rien, bien au contraire. 

C’est justement parce que nous sommes tous très attachés à celle-ci que nous devons structurer des actions fortes de représentation auprès des détenteurs de portefeuilles obsèques, mais également des pouvoirs publics, et présenter une vitrine qualitative commune qui repose sur des bases solides. Le rôle du GOFI est d’initier et de mener à terme ce type d’actions pour le bien commun de nos entreprises, leur avenir, leur pérennité.

 

R : Sur votre site Internet, nous notons la présence de nombreux partenaires, qu’en est-il exactement ?

 

DL : Plus que des partenaires, ce sont des sponsors, d’authentiques mécènes du GOFI. La création d’une structure regroupant les entreprises funéraires indépendantes de France a retenu immédiatement leur attention, et ils nous soutiennent activement et économiquement. Pour eux, le GOFI est la garantie du respect de la variété économique dont notre profession tout entière a besoin pour exister. Être indépendant a un réel sens, un authentique savoir-faire, mais également un savoir-être.

C’est un fait, le tissu économique de nos métiers a donc besoin de ces PME, tant au niveau local qu’au niveau national avec une représentation unie et solide, c’est notre raison d’être. Notre présence au cœur des territoires, notre ancrage auprès des populations sont sans conteste un atout. Il n’aura échappé à personne que notre profession fait l’objet de tous les regards, notamment ceux de groupes financiers ou fonds de pension, qui fonctionnent à grands coups d’acquisitions. Cette stratégie de croissance externe fait disparaître peu à peu de nombreuses entreprises qui se retrouvent ainsi diluées dans des enseignes financières aux préoccupations souvent éloignées de notre éthique.

C’est ainsi, et il est regrettable de constater que l’uniformisation possible d’un pan entier d’un secteur professionnel aurait un coût moral subi directement par les familles. Certes, il faut de tout pour faire un monde. Il y aura toujours des grands groupes, mais il doit également y avoir des structures qualitatives indépendantes et de proximité auprès des populations pour effectuer une mission funéraire digne, personnalisée, empathique et de qualité. Cela est dans l’intérêt de tous, des familles bien sûr mais également des donneurs d’ordre, quels qu’ils soient… 

 

R : Une question qui revient souvent dans les entretiens : le GOFI est-il aussi une centrale d’achat ?

 

DL : Non, soyons très clair, c’est non !
Cela n’a jamais été dans nos projets et rien dans nos actions ne peut le laisser croire ou supposer. Chaque adhérent au GOFI a sa politique d’achat, son catalogue, ses habitudes ou ses accords, et nous respectons cette liberté de choix. Le GOFI a une autre mission bien comprise de tous qui repose sur trois piliers essentiels.

Le premier est celui du rassemblement. Nous proposons un espace destiné à l’ensemble des infrastructures indépendantes funéraires afin de mettre en œuvre une synergie ayant vocation à devenir incontournable pour les intervenants externes.

Le deuxième réside dans la captation des dossiers funéraires détenus par les différents intermédiaires du marché afin que la prestation funéraire soit effectuée par nos membres, en toute sécurité éthique et selon des standards de qualité garantis, l’opérateur restant du seul choix des familles.

Le troisième est celui de la pérennisation de l’indépendance des opérateurs funéraires indépendants. Pour faire un parallèle, imaginons nos régions qui seraient seulement composées d’hypermarchés, où les services publics disparaîtraient, où il vous faudrait faire 100 km pour soigner une dent abîmée… Inutile d’épiloguer, nous savons tous que ce risque de déshumani-
sation de nos territoires est néfaste et que personne n’en veut.

La pratique funéraire GOFI est avant tout un dialogue de proximité, une écoute loyale et attentive, un accompagnement permanent pour franchir les différentes étapes des obsèques, un conseil avisé respectueux des familles et de leurs intérêts matériels et moraux.

Être opérateur funéraire ne peut donc se réduire à une simple et anonyme exécution financière de dispositions contractuelles. Même si ces dispositions existent, il y a et il y aura toujours ce supplément d’âme indispensable ayant pour noms le respect, la dignité, le service, l’accompagnement, les marques de qualité de nos entreprises GOFI. Sur ce point, les familles ne s’y trompent pas. On ne joue pas avec des obsèques.

 

R : Concrètement, quels sont les objectifs du GOFI version 2020 ?

 

DL : Depuis sa création, le discours du GOFI a évolué, et c’est heureux. Concrètement, il s’oriente vers une information loyale et complète des familles, du grand public, concernant leur opérateur funéraire adhérent. Qu’est-ce qu’un opérateur funéraire indépendant ? Quels types de services apporte-t-il ? Il est important que les familles, qui sont devenues depuis quelques années des "consommateurs" du funéraire, puissent faire la différence en notre faveur sur des points précis de l’offre globale du marché. Pour cela, il faudra faire œuvre de pédagogie et apporter des garanties qualitatives fortes, voire une labélisation de notre offre, dans tous les cas une communication puissante où la reconnaissance et l’attribution positive du GOFI soient immédiates.

Les objectifs à court terme sont variés. Nos adhérents sont en demande de formations, d’accompagnements juridiques et, pour certains, de conseils sur leur politique d’achat. Nous devons prendre en compte ces attentes, mais nous devons également ne pas perdre de vue les fondamentaux du GOFI. Nous sommes à l’écoute d’hypothèses qui permettraient la satisfaction de ces exigences variées, sans pour autant y laisser notre âme et affaiblir ce qui a justement fait notre force. Nous aurons l’occasion de nous en entretenir avec nos adhérents lors de notre assemblée générale en avril prochain. Il existe des pistes à prendre en compte, des accords à définir mais, avant tout, nous devons évaluer ces pistes avec nos membres.

Le bénéfice attendu serait une exponentielle ainsi qu’une notoriété renforcée du GOFI, ce qui va dans le sens de nos objectifs. Ne pas rester les deux pieds "dans le même sabot" mais toujours ouvrir de nouvelles voies dans l’intérêt de notre réseau nous semble souhaitable compte tenu du paysage funéraire national en profonde mutation.

 

R : Au niveau interne, comment s’organise la diffusion de l’information ?

 

DL : De façon très classique, nous avons une information de type lettre, des contacts quotidiens avec de nombreux adhérents, mais surtout, nous tenons des réunions régionales où nous évoquons l’ensemble des problématiques du réseau. Ces réunions sont également l’occasion d’inviter des opérateurs susceptibles de rejoindre le GOFI. Nous avons un contact permanent que nous allons développer dans les mois à venir. Le fait de communiquer en direction du grand public suppose une redistribution des cartes en interne du point de vue de la communication réseau, de nouveaux moyens, de nouveaux médias sont en évaluation. Vous aurez compris que nous nous mettons en ordre de marche pour passer à une vitesse supérieure.

 

R : Quelles sont les prochaines échéances en matière d’annonces ?

 

DL : Nous aurons une lisibilité plus précise avant les congés d’été, et je pense qu’au niveau des révélations officielles, il faudra attendre début septembre au plus tard. Notre projet est d’importance, cela suppose une forte volonté politique, une logistique en rapport, des ressources humaines spécifiques taillées pour ce nouveau défi, un réseau consolidé par un développement homogène, des partenariats négociés et réaffirmés, le regard bienveillant des collectivités et des instances nationales de tutelle. Beaucoup de pédagogie, d’entretiens, d’actions correctives au besoin… un bon projet n’accouche pas dans l’urgence, mais au bon moment, une fois que tout est calé, que tout le monde adhère et a bien compris les enjeux.

La clé du succès est là, elle est à notre portée, et c’est parce qu’elle est réellement accessible que tout doit être juste et parfait… C’est la marque de fabrique GOFI.

 

Jérôme Maniaque

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations