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La Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM) a récemment accueilli une nouvelle directrice des affaires juridiques. Rencontre avec Delphine Berteau et Pierre Larribe qui constituent le service juridique de la Fédération.
CPFM 2016 1

Pierre 800800 1Résonance : Delphine, Pierre, ensemble, vous formez l’équipe juridique de la CPFM. Pourriez-vous, s’il vous plaît, vous présenter pour nos lecteurs ? Pierre, même si on ne vous présente plus, antériorité oblige, je vous laisse la primeur…

Pierre Larribe : Et pour cause (rires)… depuis 2004, je coordonne le service juridique pour la Fédération ; plus concrètement, je recense les textes législatifs et réglementaires encadrant les activités funéraires ainsi que leurs évolutions avant de rédiger des notes de synthèse pour les opérateurs funéraires afin qu’ils puissent appliquer efficacement ces modifications dans leurs entreprises. Ces notes, exclusivement à destination des adhérents, peuvent, dans certains cas, quand l’information se révèle de la plus haute importance, faire l’objet d’articles de presse dans Résonance et ainsi communiquer plus largement aux opérateurs.

Je réponds également aux questions des adhérents (au téléphone, par mail…), plutôt au cas par cas, sur des sujets plus généraux ou des interrogations pour lesquelles un complément d’information est nécessaire.

R : Et vous, Delphine ?

Delphine Berteau : Depuis trois mois maintenant, j’occupe la fonction de directrice des affaires juridiques au sein de la CPFM et j’interviens en renfort de Pierre pour développer ce service. Avec une expertise en droit social, je réponds aux questions relatives à la convention collective et au droit du travail. En parallèle, Pierre me forme au droit funéraire et ses spécificités

R : Finalement, le mot d’ordre est de répondre aux sollicitations de vos adhérents… sont-elles nombreuses ?

DB : Assurément, elles le sont, c’est ce que j’ai pu constater depuis mon arrivée, et justement, c’est très intéressant de voir que beaucoup de questions se recoupent. L’objectif est de développer de nouveaux outils, et permettre une sollicitation différente et optimisée, via un extranet par exemple.

R : Nous ne manquerons pas de reparler de ces outils. Pour autant, Delphine, suivant vos propos, nos lecteurs peuvent déduire que vous avez une spécialité en droit social… Comment cela se traduit-il auprès des adhérents ?

DB : L’objectif est de créer un service juridique complet et polyvalent avec un pendant tant funéraire que social. Nous pouvons répondre à des questions autres, par exemple sur le droit de la consommation, la protection des données personnelles et j’en passe… Je rédige des lettres sociales mensuelles qui font le point sur l’activité conventionnelle, législative et jurisprudentielle. Nous mettons également en place des webinaires sur diverses thématiques comme la santé, la sécurité, la formation, etc.

Enfin, nous avons opéré une refonte complète du comité social. Une première partie est maintenant dédiée aux adhérents et à leurs problématiques RH alors que la seconde fait l’objet d’une animation par un cabinet d’avocat partenaire.

R : Vous venez d’évoquer le comité social dédié aux adhérents… comment cela se passe-t-il exactement ? Tous vos adhérents peuvent-ils y participer ?

DB : Ce sont principalement les fonctions "support RH" des adhérents qui y participent. Toutefois, il n’est pas fermé, nous savons que les "plus petits" d’entre eux n’ont pas forcément le temps, c’est d’ailleurs pour cela que nous animons des webinaires et publions différents contenus, pour les informer de tout ce qui se passe, notamment sur le plan conventionnel et pour lequel ils n’auraient pas forcément accès en direct. Nous les informons des textes qui sont négociés et conclus, nous les leur partageons de façon différente, en dehors du comité social.

R : En sommes, nous pouvons considérer que la CPFM opère une transformation en profondeur. Comment se déroule cette réorganisation et comment fonctionne votre tandem ?

DB : Super bien ! (rires)

PL : Je confirme ! Objectivement, j’ai la chance de travailler avec une personne avec laquelle je m’entends bien et surtout dont les compétences sont complémentaires avec les miennes.
S’agissant de changements en profondeur, moi qui ai commencé avec le fax - qui n’existe plus aujourd’hui - et le téléphone - qui reste encore d’actualité, je ne vous dirai pas le contraire… et pour cause -, ce sont principalement les courriels et autres outils digitaux que nous utilisons à présent pour communiquer et échanger avec nos adhérents. Sur ce dernier point, je dois bien l’avouer, Delphine m’aide beaucoup de même que l’équipe de communication de la CPFM qui est très au point pour transmettre clairement et efficacement les informations sous de nouveaux formats en parfaite adéquation avec les outils contemporains.

DB : En effet, l’objectif de ces transformations est de professionnaliser la Fédération, que ce soit sur l’aspect juridique, la communication ou encore l’ergonomie de ses outils afin de générer un lien de proximité, et surtout rappeler à nos adhérents que la Fédération leur appartient !

De mon côté, avec Pierre, ça se passe également très bien. Le secteur d’activité est très intéressant et… très réglementé. Nous travaillons sur ce dernier aspect avec un comité juridique récemment créé, sur le même principe que le comité social précédemment évoqué. Une chose est sûre, depuis mon arrivée, j’apprends et j’ai assimilé énormément de connaissances et, j’espère à terme pouvoir dispenser des informations de la meilleure qualité qui soit et, ainsi, faire perdurer l’âme, l’expertise et le professionnalisme de Pierre.

R : Ravi de voir que la CPFM se développe et que tout se passe pour le mieux. Delphine, de votre côté, comment vivez-vous ces premiers mois dans le secteur des services funéraires ?

DB : Comme beaucoup, c’est un secteur que je connaissais très peu, que je découvre jour après jour et qui, je dois bien l’avouer, m’intéresse énormément. Des visites d’installations de nos adhérents (crématoriums, chambres funéraires, agences, etc.) sont planifiées dans les prochaines semaines. J’ai besoin de savoir de quoi je parle, de comprendre et d’être en phase avec leurs activités quotidiennes.

PL : Effectivement, nos adhérents ont besoin d’informations ou d’explications les plus claires possible. Notre quotidien à la Fédération n’est pas fait que de juridique… loin de là, nous sommes également confrontés à la réalité du terrain, au quotidien de nos adhérents et, effectivement, nous devons connaître la façon dont certains textes, quelquefois très encadrants, s’appliquent dans leurs entreprises. Pour ça, rien de mieux que d’aller à leur rencontre, visiter leurs locaux et échanger avec eux sur l’application pratique de ces textes.

R : Ces rencontres qui sont d’ores et déjà prévues avec les adhérents, vont-elles avoir un format particulier ?

DB : Effectivement, nous allons aller à leur rencontre dans le cadre de réunions régionales pour leur parler de nos missions, voir comment nous pouvons les accompagner au quotidien… mais aussi et surtout définir ensemble comment ils peuvent être acteurs de leur Fédération et, in fine, de la transformation de leur secteur.
Aussi, en 2023, dans la continuité de cette démarche, nous espérons pérenniser ces rencontres régionales afin d’aller encore plus loin pour échanger sur des thématiques plus précises, préparées en amont.

R : Que de belles perspectives ! En attendant ces échéances, comment fonctionnez-vous ? Delphine, les adhérents commencent-ils à bien vous identifier ? De votre côté, Pierre, il me semble que beaucoup d’entre eux vous contactent en direct ?

PL : Oui en effet, beaucoup de nos adhérents m’appellent directement, dès lors, je mets le haut-parleur afin que Delphine et moi prenions connaissance du problème afin d’y apporter la réponse la plus adaptée.

Ensuite, lorsqu’il est question de droit social, je passe l’appel à Delphine car elle maîtrise parfaitement le sujet… Pour les autres sujets, disons plus spécifiques à notre secteur d’activité, nul doute qu’elle va être de plus en plus autonome et qu’au fil du temps, elle va prendre la main sur l’ensemble des sollicitations. De mon côté, je ne vous cache pas que j’ai une petite idée derrière la tête… prendre quelques vacances (rires).

DB : Il est vrai que, quand je peux répondre directement à la sollicitation d’un adhérent, je le fais avec plaisir.

R : Honnêtement Pierre, cela fait un bon moment maintenant que les membres de la CPFM bénéficient de votre expertise. L’arrivée de Delphine n’est-elle pas une façon d’annoncer aux lecteurs que vous allez passer la main et… que vous préparez votre retraite ?

PL : Je ne peux rien vous cacher… (rires) ! Effectivement, après 20 ans passés à la Fédération, il est temps pour moi de passer la main. Pour autant, la CPFM doit être en mesure de continuer à fournir à ses adhérents, les réponses à leurs questions… C’est ce qui me tient le plus à cœur. Je souhaite vraiment passer le relais de façon efficace et, avec Delphine dans l’équipe, je suis tout à fait rassuré… je partirai l’esprit tranquille.

R : Alors, "ces vacances"… pour quand sont-elles prévues ?

PL : Si tout se passe bien, je quitterai mes fonctions à la CPFM à l’automne 2024.

R : 2024… ça vous laisse encore le temps de porter nombre de projets. D’ailleurs, dernièrement, sur quels thèmes ou sujet avez eu l’occasion de travailler ? Des nouveautés à partager ?

DB : Notre souhait reste toujours le même, défendre nos adhérents et valoriser leurs métiers. Pour cela, nous échangeons régulièrement avec la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL), la Direction Générale de la Santé (DGS) et d’autres représentants des pouvoirs publics. Nous travaillons pour faire aboutir nombres d’évolutions qui seraient profitables pour notre secteur d’activité et en lien avec les évolutions sociétales. Ce sont des chantiers chronophages qui seront toujours présents et, bien que la loi date de 1993, il reste encore beaucoup à faire… "Rome ne s’est pas faite en un jour" comme dit le vieil adage.

Ensuite, comme nous venons de l’évoquer, il y a les rencontres régionales, sur le terrain, qui nous permettent d’échanger avec nos adhérents sur leurs problématiques, d’en cerner toutes les composantes, pour ensuite réfléchir à la manière de les accompagner au mieux, notamment via nos outils : webinaires, newsletters, memos, etc., mais aussi grâce à un contenu adapté, au plus proche de leur réalité quotidienne.

PL : J’ajouterai, pour compléter les propos de Delphine, qu’il y a un "travail de fond" qui est fait par la CPFM mais qui n’est pas forcément très visible, ce sont toutes les réunions préparatoires avec les pouvoirs publics, que ce soit le Conseil National des Opérations Funéraires (CNOF), au sein duquel la CPFM est représentée, mais aussi des groupes de travail plus informels, qui permettent d’aborder des sujets précis et qui ont pour objectif de faire évoluer certains aspects réglementaires. Je pense notamment à la possibilité de rouvrir les cercueils hermétiques, prévue par la loi, mais pour lequel il faut un décret d’application. Nous continuerons d’être actifs sur ce plan-là.
Nous travaillons également avec les autres fédérations représentatives du secteur, toujours au niveau des pouvoirs publics, où nous sommes de plus en plus identifiés comme interlocuteurs consultables et apporteurs d’idées. C’est à ce titre qu’il est non seulement intéressant, mais aussi et surtout très important, pour nous, d’échanger régulièrement avec nos adhérents sur les problématiques et autres questions auxquelles ils sont confrontés quotidiennement afin que nous puissions les partager avec les pouvoirs publics.

DB : De même, sur le plan social et conventionnel, nous continuons les négociations collectives… Plus nous aurons d’entreprises adhérentes, plus nous serons représentatifs, et plus nous pérennisons la branche.

Enfin, j’ai vraiment à cœur de sensibiliser ces derniers sur des problématiques qu’ils ont identifiées, mais pour lesquelles ils n’ont peut-être pas les ressources nécessaires et/ou le temps. Je prends pour exemples la santé et la sécurité au travail, des items qui m’intéressent beaucoup et qui sont trop souvent négligés. Enfin, nous aborderons également la formation professionnelle, sujet sur lequel Steven, le responsable de la formation de la CPFM, travaille en lien avec l’OPCO EP et qui peut présenter plusieurs d’outils aux adhérents pour faire évoluer leurs commerces et faire grandir leurs équipes.

R : Un programme bien chargé ! Notre entretien touche à sa fin, je vous remercie tous les deux pour cet échange et vous souhaite le meilleur pour ces projets.

PL/DB : Merci beaucoup.
 
Propos recueillis par Résonance

Résonance n° 179 - Avril 2022

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