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Avec la pandémie de la Covid-19, notre société a fait brusquement l’expérience de la présence quotidienne de la mort, signe de notre humaine fragilité. Elle a aussi éprouvé la nécessité de la ritualisation de l’adieu, et ce d’autant plus que cela ne fut pas toujours possible.


Pour Christian de Cacqueray(1), ce livre est l’occasion de revenir personnellement sur ce que signifie "Vivre en mortel". Il le fait à travers son expérience d’accompagnateur des parcours rituels d’obsèques, mais aussi en relisant les deuils qui ont, comme pour tant d’autres, marqué sa vie. Loin de vouloir fuir ou ignorer notre finitude, il s’agit d’en mesurer toute la densité, sans nier la part de souffrance ou de révolte qu’elle entraîne.

Nourri au quotidien de l’Évangile, soutenu par la pratique des exercices spirituels de saint Ignace, l’auteur invite à ne pas craindre la mort, mais à voir dans ce passage une ouverture vers la vie. Comme un appel à " l’urgence de vivre".

Préface de Marie de Hennezel 

Extrait

[.…] Les mois que nous venons de vivre, avec la crise sanitaire de la Covid-19, ont révélé la pauvreté de notre rapport à la mort qui n’a plus sa place dans nos vies. Ils ont mis en évidence le caractère thanatophobe et mortifère de notre société. Jamais peut- être nous n’avions réalisé à quel point nous avons peur de la mort, et combien cette angoisse collective, qu’aucune méditation spirituelle sur notre finitude ne vient apaiser, génère des conduites et des comportements qualifiés d’inhumains.
Sous-estimant l’importance des rites immémoriaux qui, depuis la nuit des temps, lient les vivants et les morts, nos responsables ont imposé des mesures qui ont désespéré les mourants, fragilisé les vivants, imposé aux professionnels de santé et du funéraire des conduites indignes, condamné les endeuillés à des chagrins d’une gravité sans précédent.

En restreignant la ritualité funéraire, nous dit Christian de Cacqueray, "jusqu’à laisser entendre qu’elle est interdite", on ampute "l’être de ce qui fonde son humanité". [.…]
Cette situation a sans doute décidé notre auteur à nous livrer sa propre méditation devant la mort, devant ce que notre société "exècre le plus", qu’il qualifie pourtant de "finitude heureuse", et les raisons de son engagement dans un métier, peu envié, qui suscite au mieux commisération ou moqueries, où l’on côtoie quotidiennement ceux qui sont blessés par elle.

Cette phrase qu’il nous offre en conclusion résume à elle seule la clé de cet engagement : "Après trente années d’engagement dans les pompes funèbres, je pense que le plus beau cadeau que j’ai reçu, c’est un appel à choisir la vie, l’urgence de vivre".

[.…]

Les pages que vous lirez sont un témoignage très intime, très personnel, du questionnement spirituel de l’auteur, de son propre cheminement pour s’ancrer intérieurement dans une densité existentielle inconnue jusque-là. Se livrer ainsi honore notre confiance.
 
Nota :
(1) Auteur : Christian de Cacqueray est directeur du Service catholique des funérailles, créé par le cardinal Lustiger pour le diocèse de Paris. Il a notamment publié "La Mort confisquée" (CLD, 2002) et "Parcours d’adieux, chemins de vie" (Salvator, 2016).

Résonance n° 175 - Novembre 2021

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