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Nous voici déjà à la Toussaint et les municipalités se penchent sur leurs cimetières. Ici, on mobilise les services techniques pour que les lieux soient propres et accueillants. Là, on réalise que certaines tombes sont dans un état pitoyable et on ne sait pas par où commencer.
 
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Prigent Isabelle02 1Les nouveaux élus qui se sont trouvés en délégation de gestion du funéraire tout comme ceux pour qui ce n’est pas le premier mandat se trouvent vite dépourvus devant la complexité du droit funéraire. Alors ils cherchent de l’aide un peu partout, en sollicitant des avocats spécialisés, Résonance, l’Association des Maires de France (AMF), le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) ou l’Association Nationale des Personnels de Cimetières (A.NA.PE.C.) voire leur service juridique, souvent plus habitué à gérer des questions de droit des marchés publics que les problèmes de gestion de concessions.

La gestion d’un cimetière ne s’improvise pas et la réponse à une question parfois simple du type "est-ce que j’ai le droit de… ?" amène une réponse argumentée et circonstanciée à laquelle l’interpellant ne s’attendait pas.

Les appels parfois désespérés des collectivités qui parviennent à l’A.NA.PE.C. démontrent combien les élus du passé ont négligé leur patrimoine funéraire. Combien de villes et villages ont laissé les concessions perpétuelles envahir leur cimetière jusqu’au moment où l’on s’aperçoit qu’il ne reste plus de place pour les inhumations à venir. "Et cette pandémie qui menace… Comment allons-nous faire si un foyer devait sourdre dans la commune ?"

Il est bien temps d’appeler au secours, de s’apercevoir qu’on n’a aucun historique sur les concessions à l’abandon. Pour certaines, on ne sait même pas le nom du concessionnaire. D’autres, achetées avant décès, n’ont jamais reçu de corps, et le concessionnaire est parti vivre sa vie ailleurs. Ailleurs, les monuments menacent de s’effondrer, il faudrait les détruire, mais comment s’y prendre en droit ?

Nous pourrions multiplier les exemples et occuper les colonnes de Résonance tant en anecdotes qu’en drames, mais chaque acteur du secteur public funéraire sait de quoi nous parlons, pour y avoir été confronté de nombreuses fois.

Seule l’A.NA.PE.C. offre un réel service public aux agents des collectivités territoriales en charge des cimetières, et du pôle funéraire en général. Rappelons que l’agent peut adhérer à l’association à titre individuel (30 € par an) ou la collectivité peut adhérer (300 € par an) afin de permettre à ses élus et à toute la ligne hiérarchique de bénéficier des services de l’A.NA.PE.C.

Alors, justement, quels sont ces services ?

1 - Un réseau de pratiquants de terrain qui sous la forme d’un forum permet d’échanger par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) sur des problématiques techniques ou pratiques.
 
2 - Un conseil juridique (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) qui s’engage à répondre sous 72 heures maximum à toute question d’ordre juridique en fournissant un argumentaire appuyé des articles réglementaires, législatifs ou jurisprudentiels.

3 - Une veille juridique et des extraits de presse sur l’actualité du funéraire, nationale et internationale.

4 - Un accompagnement personnalisé pour la rédaction d’un règlement de cimetière, l’aménagement ou le réaménagement d’un espace funéraire traditionnel ou cinéraire. Ce service est réservé aux collectivités adhérentes et est susceptible d’engager un coût supplémentaire suivant la nature des besoins.

5 - Une conférence itinérante pour le grand public, à l’initiative des communes sur "Droits et devoirs du funéraire". La prestation est gratuite, mais le déplacement du conférencier est à la charge de la collectivité.

6 - Un journal semestriel qui reprend les dernières évolutions juridiques, les articles de l’A.NA.PE.C. dans Résonance, le témoignage d’un adhérent sur son activité.

7 - Une Assemblée générale que nous essayons de décentraliser chaque année dans une ville adhérente différente, agrémentée d’une visite du ou des cimetières de la ville qui nous accueille, et de rencontres avec les élus et les acteurs locaux du pôle funéraire.

8 - Un cercle d’élus qui ont envie de partager leurs expériences et leurs difficultés.

9 - Des partenaires ou sponsors qui souhaitent soutenir financièrement l’A.NA.PE.C. Ces partenaires n’ont pas de droit de vote dans nos assemblées générales ni d’interférence possible avec l’activité de l’Association.
 
10 - Un bureau opérationnel constitué d’agents des collectivités territoriales en activité ou en retraite, disséminés sur tout le territoire, qu’il soit urbain ou rural.

Voilà, en dix points, l’ADN de l’A.NA.PE.C., dont les maîtres mots sont "service public", qu’on pourrait décliner en "service du public" ou "service pour le public".
L’A.NA.PE.C. n’est pas intéressée par la constitution d’un trésor pour offrir à ses adhérents des séjours à grands frais. Certes, c’est sympathique aussi, mais à l’A.NA.PE.C., on préfère privilégier la visite d’un cimetière lors des Assemblées générales et partager la pratique avec son conservateur qu’organiser une soirée de gala.

Les agents publics savent bien que service public ne veut pas dire que tout doit être gratuit, et l’Association a aussi besoin d’argent pour fonctionner. Même si nous ne pouvons, faute de moyens, engager autant de projets que nous le souhaiterions, nous maintenons des frais d’adhésion réduits, en comptant sur le bouche à oreille pour que le nombre d’adhérents se multiplie. Comme nous nous réclamons du service public, nous ne pouvons refuser de répondre à la question de collègues parfois bien dépourvus de culture funéraire. Nous aimerions qu’en retour une adhésion nous revienne, et regrettons qu’il n’en soit pas toujours le cas.

Tout ça n’altère en rien la passion de tous les adhérents de l’A.NA.PE.C., qui servent familles et usagers avec le cœur et l’humanité qui caractérise cette profession qui mériterait aussi d’être applaudie aux fenêtres et balcons.

À bientôt, à l’A.NA.PE.C…
 
Isabelle Prigent
Présidente de l’A.NA.PE.C.

Résonance n°164 - Octobre 2020

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations