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L’IA, Intelligence Artificielle ou intelligence superficielle ?
 
Il existe de somptueux marronniers en matière de presse, vous le savez ? Cette année, la palme revient à l’Intelligence Artificielle (IA) dont on pourra dire, en substance, que nous avons pu lire tout et n’importe quoi sur ce sujet ces dernières semaines. Une fois n’est pas coutume, nous nous sacrifierons à l’exercice. Nous vous rassurons, ChatGPT n’est pas l’auteur de cet édito. Il nous a semblé utile de faire le point sur cette nouvelle technologie qui désormais semble contaminer le funéraire comme la grande peur de l’an mille.

Non, l’IA ne recevra pas les familles en deuil de sitôt et, comme toutes les avancées de la science contemporaine, il ne convient pas de faire du rétropédalage à son annonce. L’important n’est pas l’invention de la poudre en tant que telle, mais bien ce que l’on en fait, soit de quoi alimenter des projectiles guerriers, soit d'en faire de somptueux et magnifiques feux d’artifice dans nos nuits étoilées. L’IA n’échappe pas à cette règle.

Selon l’encyclopédie Wikipédia, l’IA est un ensemble de théories et de techniques visant à réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine. Souvent classée dans le groupe des mathématiques et des sciences cognitives, elle fait appel à la neurobiologie computationnelle(1) et à la logique mathématique. Jusque-là tout va bien mais en creusant un peu on s’aperçoit vite qu’il y a évidemment plusieurs niveaux d’IA : l’IA étroite ou faible, l’IA générale ou forte et la super IA. En bref, du plus bas niveau au prix Nobel en puissance, un peu comme chez les humains…

Cette technologie ne date pas d’hier. Elle est concomitante de l’apparition de l’informatique dans les années cinquante. On peut même considérer que le célèbre mathématicien Alan Turing est à l’origine de cette orientation. Son fameux test résume assez bien ce développement : une machine ne doit pas forcément donner des réponses correctes aux questions, mais fournir des réponses crédibles comparées à celles qu’un humain donnerait.

Sa machine a permis de craquer le fameux code Enigma durant la Seconde Guerre mondiale. Depuis, la technologie s’est envolée à grande vitesse et a pris le nom d’"informatique", établissant un concours entre développement de logiciels et de puces de calculs de plus en plus sophistiqués, rapides et efficientes. L’IA a donc naturellement pris son essor, même si elle ne portait pas encore ce nom. Par exemple, lorsque nous utilisons un moteur de recherche sur Internet, nous faisons appel à une requête en langage naturel qui produit des réponses. L’humain reste donc décisionnaire du choix final. En matière d’IA, les fantastiques capacités de calcul de nos systèmes numériques actuels, doublés de puissants algorithmes logiciels apprenants, permettent de franchir un nouveau pas.

On constate deux grandes catégories, le "Deep Learning" et le "Machine Learning". Si vous êtes en quête d’une idée de voyage vous constatez que ce même moteur de recherche affine votre demande et vous adresse des recommandations variées autour du même thème. Nous sommes déjà depuis longtemps dans l’application de ce concept d’IA. Faut-il en avoir peur ? Non, mais il convient de rester les maîtres du jeu et les seuls décisionnaires in fine. De ce point de vue, un consensus international doit réguler et avoir les moyens de cadrer les tenants et aboutissants technologiques, afin que notre vie ne s’apparente pas à une gigantesque boîte de Pandore, préfigurant le règne des machines prenant le pouvoir sur l’humain, comme cela arrive dans "Terminator" ou "Matrix".

Une machine doit rester un outil et la main qui tient cet outil et décide de son usage doit rester humaine. Il en va de toutes les inventions depuis Cro-Magnon qui polissait des silex à l’entrée de sa grotte. Morale de l’histoire, avant d’éduquer les machines, éduquons les hommes afin de construire un monde meilleur et viable pour tous… Une idée directrice nécessaire aujourd'hui qui anima, en son temps, les grands découvreurs, de Colomb à Nobel.

(1) Computationnelle : qui utilise les concepts fondamentaux de l’informatique dans la recherche, les démarches scientifiques.
 
Steve La RicharderieLa Richarderie Steve Edito 2020 1
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