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La reconnaissance est-elle la mémoire du cœur ?

Le salon FUNÉRAIRE PARIS 2023 vient de fermer ses portes, et l’heure est au bilan de cette dernière édition, ponctuée notamment de trophées qui saluent les innovations professionnelles tant techniques que sociétales. Ces événements posent la bonne question du besoin de reconnaissance que peuvent souhaiter tant les personnes que les structures professionnelles.

L’idée même de celle-ci dépasse largement le champ intellectuel, et se transcende dans l’espace politique et médiatique, et bien sûr dans le langage ordinaire. La reconnaissance et son besoin sont devenus une problématique chère à notre société, une thématique que l’on rencontre dans de nombreux domaines, notamment culturels ou professionnels, mais également dans le champ privé des individus.

La reconnaissance est une force, et elle génère une fantastique énergie, source de motivation. Cette dynamique est proactive dans le sens où elle dépasse le seuil des problèmes pour apporter des solutions. "La reconnaissance est la mémoire du cœur", souligne avec pertinence le poète écrivain Hans Christian Andersen. Célébrer un anniversaire, apporter un témoignage sous quelque forme que ce soit, recevoir une distinction honorifique, en sont des marques, et il faut reconnaître que l’être humain se nourrit de ces attentions particulières. Donnant le sentiment d’exister et d’être apprécié, elles s’inscrivent comme des marqueurs significatifs, créateurs de valeur tant individuelle que collective.

On assiste aujourd’hui, dans le débat public, à un véritable essor des besoins de reconnaissance, pouvant concerner le droit des minorités, les libertés civiles, parfois celles religieuses, ou encore de celui des victimes… Elle intègre de nombreuses revendications, avec ce désir sous-jacent d’atteindre, d’une manière générale, plus d’équité dans un monde dans lequel la gestion du collectif et de l’individuel est de plus en plus compliquée. Ainsi, l’exigence de reconnaissance prend bien des chemins de traverse pour atteindre son but. Aussi, pour y voir plus clair sur ce sujet, commençons par classer ces attentes dans trois grands registres : celui de la compétence, celui de l’appartenance et celui de l’amour.

Que seraient ces attentes sans le simple besoin de se dépasser soi-même et de s’autoreconnaître sur le grand principe de la philosophie aristotélicienne, d’avoir conscience que nous avons, en tant que simples individus, progressé sur le difficile chemin du "connais-toi toi-même", et de méditer sur le concept suivant : "Les êtres humains aiment exercer leurs talents (acquis ou innés), et plus ces talents se développent, plus ils sont complexes, plus grande est la satisfaction qu’ils procurent."

Aussi, ne voyons pas dans le fait d’attribuer ou de recevoir une reconnaissance une marque supplémentaire destinée à satisfaire des ego surdimensionnés, mais bien le salut inspiré de ceux qui respectent et admirent vos efforts et votre génie dans l’accomplissement d’une œuvre quelle qu’elle soit. "On ne se reconnaît mieux que dans le regard des autres", soulignait Jean-Paul Sartre. Commençons donc par nous reconnaître chaque matin dans notre glace comme le metteur en scène et l’acteur d’un grand projet. Changer le monde commence par se changer soi-même, il faut bien le reconnaître.
 
Steve La Richarderie
Rédacteur en chef

Instances fédérales nationales et internationales :

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