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Évolution logique d’une carrière déjà très riche, Carole Landelle est, depuis ce début d’année 2022, la nouvelle directrice opérationnelle du Groupe UDIFE. Curieuse, humaine, mais aussi et surtout dotée d’une solide expérience pluridisciplinaire, cette dernière a bien voulu échanger avec nous au sujet de sa nouvelle mission… rencontre !
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Résonance : Avant de prendre vos fonctions au sein du Groupe UDIFE, vous avez œuvré durant plus de 20 ans dans différentes structures et à divers postes de management et de gestion. Ce parcours pluriel vous a forgé une expérience des plus solides… pouvez-vous nous en dire un peu plus à votre sujet ?

Carole Landelle : Faire une rétrospective sur son propre parcours professionnel est un exercice qui peut sembler dénué d’intérêt car appartenant au passé (je n’aime pas m’attacher au passé par nature), mais il permet de mieux orienter ses choix présents et futurs. Le privilège de l’expérience, plus communément appelé "privilège de l’âge" J, nous accorde le bénéfice de pouvoir définir de plus en plus précisément notre objectif professionnel, en alignement avec qui l’on est.

Le choix de la gestion et du pilotage d’entreprise comme cœur de métier s’est fait naturellement au travers d’opportunités professionnelles et de rencontres. Auditeur interne, chef de projet SAP, contrôleur de gestion, DAF, puis directrice déléguée sont autant de postes occupés que de secteurs d’activités côtoyés en France comme à l’étranger (industrie automobile, agrochimie, télécommunications, santé…).

Les acquis métiers ont été certes vecteurs d’évolution professionnelle, mais ce que je retiens par-dessus tout, ce sont les rencontres avec des hommes et des femmes et, à travers eux, des visions et des valeurs qui m’ont permis de faire évoluer les miennes et ainsi de ne jamais me reposer sur des certitudes. Chaque expérience est un progrès et j’aborde ce nouveau défi au sein d’UDIFE avec une envie d’apprendre encore et de partager ce qui m’a été transmis jusqu’ici, tout en m’adaptant à de nouvelles exigences sectorielles et conjoncturelles.

R : Ainsi, ces huit dernières années, vous avez évolué dans le secteur médical. Depuis janvier, avez-vous déjà pu constater des similitudes entre ce dernier et le secteur funéraire ?

CL : Après une petite décennie passée dans le secteur de la santé, se laisser tenter par l’aventure du funéraire n’est peut-être pas anodin. La finalité de ces deux secteurs d’activité n’est-elle pas d’apporter un service de soutien dans un moment douloureux, que ce soit auprès d’un patient ou d’une famille en deuil ? La notion de sens, de plus en plus manifeste dans un monde de plus en plus "VUCA(1)", m’a sans doute conduite à choisir des secteurs d’activité où le sens occupe une place prépondérante.

Outre cette similitude, la volonté de travailler dans une entreprise à gouvernance coopérative (mode de gouvernance de l’entreprise à laquelle j’appartenais entre 2012 et 2019) est un choix délibéré. Le modèle coopératif est intéressant à plusieurs égards : ceux qui gouvernent sont aussi ceux qui produisent. Ils connaissent les spécificités et les exigences opérationnelles. Le dialogue entre terrain et dirigeants est ainsi facilité. La connaissance des métiers par les dirigeants insuffle la définition d’une stratégie réaliste et pertinente.

R : Certains process vous semblent-ils transposables au secteur funéraire ? (si oui, pour quelles raisons)

CL : Il existe toujours des recoupements possibles entre deux entreprises ou deux secteurs d’activité. L’expérience vous permet d’arriver avec une palette de compétences et d’outils que vous avez testés et dont vous savez qu’ils fonctionnent. Ainsi, le process de construction budgétaire d’un compte de résultat, la mise en place de KPI, les techniques managériales ou le recours à des outils collaboratifs… sont autant de dispositifs en grande partie transposables. Néanmoins, il faut toujours faire preuve de vigilance et d’adaptation : savoir écouter d’abord, pour personnaliser ensuite. C’est le gage d’une recette qui n’en sera que meilleure.

R : La direction opérationnelle implique une grande polyvalence, pour autant, il y a toujours une compétence qui prédomine… objectivement, quel est votre domaine de prédilection (support gestion admin et RH, méthodes commerciales, logistique…) et en quoi cela peut-il constituer un atout, dans vos nouvelles fonctions, pour le Groupe UDIFE ?

CL : La direction opérationnelle implique une transversalité sur l’ensemble des activités, y compris les métiers dits "support". Curieuse de nature, je n’ai pas de domaine de prédilection en particulier. Néanmoins, il est une réalité : l’humain est le facteur commun à tous les métiers et à tous les secteurs. Ce qui peut être maîtrisé et anticipé par la mise en place de procédures et d’outils face à une situation compliquée, ne peut l’être totalement lorsque le facteur humain intervient : imprévisible et incertain. La situation passe alors de compliquée à complexe. La dimension managériale prend ainsi toute son importance. Il n’y a pas une façon de manager, mais autant que d’individus. Et c’est tout l’intérêt de nouveaux environnements et de nouveaux acteurs.

R : De fait, votre principale mission sera de seconder Julien Le Coustumer dans la gestion et l’organisation interne des équipes UDIFE. En quoi cela va-t-il consister exactement… pouvez-vous nous en dire plus ?

CL : Julien et moi-même sommes arrivés début janvier 2022 au sein du Groupe UDIFE, recrutés parallèlement par le conseil d’administration. Ni l’un ni l’autre ne sommes issus du secteur funéraire. Nos parcours sont très distincts, mais je crois pouvoir dire que nos valeurs et nos visions se sont rapidement et naturellement accordées dans l’ambition d’apporter un regard neuf sur le positionnement du Groupe UDIFE sur son marché et sur l’évolution de sa structuration interne. La tête de réseau UDIFE représente soixante-quinze collaborateurs et offre un large panel de services à ses concessionnaires.

La gestion opérationnelle consiste principalement à assister Julien, notre directeur général, dans le cadre de l’optimisation des process internes et dans le pilotage des outils et des collaborateurs dans leurs missions respectives.

R : Le Groupe UDIFE se démarque par sa capacité d’innovation dans de nombreux domaines, notamment ses stratégies de croissance et de développement des ressources humaines. En vous appuyant sur votre expérience, comment votre action va-t-elle pouvoir s’inscrire au service des ambitions du groupement UDIFE ?

CL : Dans le spectre des activités et plus particulièrement des métiers supports, les Ressources Humaines (RH) ont une place primordiale dans notre capacité à déployer des projets de développement et à consolider les services rendus à nos concessionnaires. Des collaborateurs épanouis dans leur travail, dont l’objectif individuel fait sens dans une vision globale, est l’assurance d’une meilleure productivité et d’une meilleure performance. L’entreprise a tout à gagner…

Au-delà de cette valeur partagée par Julien Le Coustumer et moi-même, le monde actuel et la place de la responsabilité sociétale (et sociale) dans le cadre de la RSE notamment, nous conduisent à intégrer une approche systémique de la politique sociale interne. Les sujets de l’attractivité en termes de recrutement, de fidélisation, de formation… sont autant d’éléments qui doivent être définis en cohérence avec la stratégie de l’entreprise.

En ce sens, l’étroite collaboration entre Julien et moi-même ainsi que le niveau de transparence et d’engagement réciproque partagés avec les collaborateurs, permettront à UDIFE de promouvoir une qualité de services au sein du réseau et de séduire naturellement, au travers de sa marque employeur, de nouveaux acteurs dans leur souhait de nous rejoindre.

R : Dans une perspective idéale de croissance et de pérennisation des acquis, comment voyez-vous évoluer le Groupe UDIFE à court et moyen terme ?

CL : Le secteur d’activité du funéraire, comme d’autres secteurs d’ailleurs, connaît une nouvelle accélération des mutations et un renforcement des enjeux concurrentiels. Nous devons nous adapter et avoir la capacité à être agiles et réactifs. Julien Le Coustumer et moi-même sommes allés à la rencontre des adhérents du réseau et de nos partenaires. Nous avons recensé les attentes et les ambitions de chacun. L’attachement au réseau est une valeur forte et garante d’un ancrage profond d’UDIFE dans le secteur du funéraire. Nous voyons "grand" pour ce réseau dont les racines d’indépendance, de proximité et de partage coopératif sont autant de valeurs, de gages de solidité et d’avenir.

R : Pour conclure, Mme Landelle, y a-t-il une dernière précision que vous souhaiteriez nous apporter ?

CL : UDIFE entre dans une nouvelle ère avec une dynamique volontaire et ambitieuse, portée par Julien Le Coustumer et notre conseil d’administration. Je contribuerai à ce renouveau auprès des équipes d’UDIFE, au service de notre développement et de nos adhérents. Je terminerai par ce proverbe africain bien connu et qui nous sied bien : "Seul on va vite, ensemble on va plus loin".
 
Propos recueillis par
Steve La Richarderie
 
Nota :
(1) L’acronyme VUCA pour Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity a été introduit par le "US Army War College" dans les années 90, pour décrire le monde après l’effondrement de l’URSS. Un monde devenu multilatéral, plus volatile, incertain, complexe et ambigu.
 
Résonance n° 180 - Mai 2022
 

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