La Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM) et la Chambre Syndicale Nationale de l’Art Funéraire (CSNAF) se sont associées pour produire une enquête auprès des Français, sur la perception qu’ils ont de la mort et des obsèques. Cette étude sociologique très intéressante pour les entreprises funéraires, qui combine des entretiens auprès de familles et une analyse des études existantes, a été confiée par la CPFM et la CSNAF à un sociologue, Tanguy Chatel.
Cette étude met en évidence les points suivants :

- Les Français conservent un rapport assez traditionnel à la mort même si cette vision est bousculée par des valeurs de modernité.

- La mort s’est personnalisée, institutionnalisée, matérialisée, déritualisée, hyper-médiatisée et désocialisée.

- Les principales attentes des familles à l’égard des professionnels funéraires restent avant tout des besoins d’expertise et de compétence élargis, des besoins d’information et d’assistance. Les besoins d’accueil et d’accompagnement restent quant à eux fondamentaux.

- Le besoin de “réussir” sa mort et donc ses obsèques, comme on “réussit” sa vie familiale, professionnelle, affective etc., est un besoin émergent.

- Le métier des pompes funèbres n’est pas considéré comme un métier comme les autres. C’est en effet un métier noble qu’il ne faut pas chercher à banaliser mais qui doit évoluer, avec des exigences accrues de professionnalisme.

- La crémation est une idée qui a priori plaît aux Français mais qui génère cependant des vécus difficiles, entraînant des perspectives incertaines quant à la poursuite de son développement.
- Les obsèques sont impactées par le recul de la religion mais malgré cela le besoin de célébration reste majeur.

- Le besoin d’un lieu de souvenir persiste alors que paradoxalement le culte des morts recule et que les lieux traditionnels sont de plus en plus délaissés.

- Les nouvelles technologies (internet…) sont jugées, dans certains cas, utiles (condoléances par exemple) et dans d’autres cas déplacées (cérémonies filmées par ex.).

- L’écologie est un plus qui n’est pas considéré comme primordial.

- Le coût des obsèques reste un aspect secondaire pour les Français par rapport à la qualité de service.

En conclusion, le funéraire reste un secteur traditionnel qui doit se professionnaliser, rester attentif à son cœur de métier et innover sans trahir.

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations