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Une dizaine de mois se sont écoulés depuis mon départ de Funéraire Magazine le 1er juillet dernier et je m’étais promis de tourner une page définitive sur cette activité.

 

En effet, mes fonctions au sein du Groupe Dabrigeon sont largement suffisantes et intéressantes pour mobiliser à 100 % mon énergie. Par ailleurs, je ne voulais pas prendre parti dans la concurrence entre magazines dédiés au funéraire, même si je ne suis redevable vis-à-vis de personne à quelque titre que ce soit (financier ou moral). C’est la raison qui m’a poussé, pour la première fois depuis trente ans, à ne pas visiter un salon funéraire se tenant en France.

Mais dire que je ne suis redevable de personne est au fond une erreur. Je le suis tout d’abord de mes anciens lecteurs dont bon nombre me disaient spontanément qu’ils attendaient chaque mois mon éditorial acidulé et parfois humoristique. Et puis, sans parler exclusivement de mes anciens lecteurs, il y a aussi "la profession" pour laquelle j’éprouve une passion particulière. Pour preuve, j’ai voulu y retourner pour exercer mes dernières années de carrière au sein d’une équipe attachante.

Néanmoins, cette profession mérite plus qu’une simple passion : elle nécessite un militantisme à son service. Or, en dix mois, j’en ai vu passer des occasions de soutien qui se sont perdues faute de mobilisation des uns et des autres et de moi-même en particulier. Un métier va tout droit dans le mur s’il n’est pas correctement défendu.

En 26 ans de carrière, j’ai soutenu nos spécialités professionnelles beaucoup plus loin que ne l’implique normalement un journaliste, fût-il spécialisé. J’ai en effet tenté de contrebalancer toutes les influences nocives qui me semblaient hostiles à l’intérêt général. Celles-ci ont été diverses et en flux continu. À ce titre, je ne me suis pas fait que des amis… Tant pis, je ne regrette rien et je reviens avec ma plume et ma mobilisation pour vous défendre, pour défendre également les familles et globalement une certaine idée de l’humanité et de la vie sociale.

Un moyen m’en est offert avec Résonance dont les dirigeants m’ouvrent ce mois-ci leurs colonnes. C’est un galop d’essai, pour eux comme pour moi. Je leur propose une contribution sur deux axes : un article de réflexion stratégique et un article purement technique ou métier. Pour eux m’accueillir est aussi une aventure. Quand j’ai démarré à Funéraire Magazine, le directeur de l’époque, René Gargi, avait subi des pressions contre moi. Peut-être qu’il en sera de même auprès de Steve et Maud. Le cas échéant, je considérerai que cela relève d’une logique de lutte dans laquelle je revendique volontiers ma part de risques et de responsabilité…

Olivier GéhinOG 2015
Professionnel funéraire
Ancien journaliste

Résonance n°150 - Mai 2019

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations