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CARLESEn deux ans, la conscience environnementale a fait des pas de géant. CARLES, sous l’impulsion de Jean-Marc Dellac, son directeur général, peut s’enorgueillir d’avoir été pionnière dans la gestion écoresponsable de son unité de production de cercueils. Une démarche qui a du sens et qui, aujourd’hui, s’inscrit dans l’esprit COP 21 avec une traduction concrète qui rencontre les faveurs des opérateurs, mais également des familles. Explications…

 

Les effets désastreux du réchauffement climatique touchent plus de 200 millions de personnes. Ce réchauffement ne doit pas être éludé, nous sommes bien responsables de cette augmentation des températures moyennes de la planète, ne serait-ce que par notre production de Gaz à Effet de Serre (GES).

Les prévisions les plus lucides sont alarmantes. Si nous restons les bras croisés à rejeter la faute sur notre voisin, une augmentation de 5° à l’aube de 2100 est plus que probable. Agir chacun à sa mesure et selon ses moyens est déjà un immense progrès au regard de la décennie passée. La préservation de l’environnement est aujourd’hui au centre des préoccupations des gouvernants, mais également et surtout de la conscience des citoyens.

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Chacun à sa mesure, selon ses moyens…

À sa mesure et selon ses moyens, chaque entreprise se doit d’agir. Pour CARLES, la mobilisation a été franche et volontariste. Avant toute chose, apporter à l’ensemble des forces vives de l’entreprise un cadre de travail où "se sentir bien" permet l’initiative, l’esprit collaboratif en mode projet, le sentiment d’appartenance à une famille professionnelle... l’environnement commence au pas de sa porte.

Le rôle des Ressources Humaines (RH) a été déterminant. Un management participatif a été mis en place, couplé avec des investissements sur les chaînes de production. L’amélioration des conditions de travail, l’adaptation des rythmes et des postes, une meilleure écoute, les voies de l’amélioration se dessinent peu à peu et sont désormais bien inscrites.

Travail collaboratifTravail collaboratif.

Agir, oui, mais comment ?

Un pôle "recherche" a été initié. L’ensemble du personnel, quelle que soit son affectation ou son expertise, a pu apporter sa pierre à l’édifice. L’engagement environnemental est devenu une authentique culture d’entreprise, jugez plutôt sur les résultats.

- Sur les trois dernières années, les rejets atmosphériques de Composés Organiques Volatils (COV) ont été réduits de plus de 42 %, ce qui est une diminution notable de ce point de vue.
- Les nouvelles créations de cercueils répondent au critère du "100 % hydro" : c’est-à-dire la suppression des solvants dans leur process de fabrication. D’un point de vue environnemental, ce procédé écoresponsable a un impact direct dans la baisse spectaculaire des rejets atmosphériques, mais également lors des inhumations et de la dégradation des bois en terre.
- Le recyclage des déchets de bois issus de la production est optimisé lors de leur réutilisation pour le chauffage du site, l’alimentation des chaînes de production ainsi que les chaudières gérées par les collectivités locales voisines.
- Les essences de bois utilisées sont issues à 90 % des forêts françaises.

Santé, sécurité, conditions de travail

Mais il n’y a pas que cet aspect-là. La santé des salariés est également en jeu quand des solvants se montrent dangereux et cancérigènes. "Nous avons toujours pris soin d’équiper nos employés pour les protéger afin qu’ils ne respirent pas ces produits. L’hydro et la suppression des solvants dans leur process de fabrication sont désormais une réalité dont nous sommes tous les premiers bénéficiaires", souligne Jean-Marc Dellac ; et d’ajouter : "Avec le grand bond en avant que nous avons effectué, nous sommes bien au-delà de la réglementation environnementale actuelle, que ce soit au niveau national ou européen.
Nous nous efforcerons de conserver cette avance, car il devient une évidence pour tous que notre démarche n’est pas un effet de mode mais bien une prise en compte des réalités de notre époque. Ce qui est essentiel, c’est de coupler cette volonté environnementale avec la mise en place d’un management qui intègre le bien-être au travail et la conscience d’œuvrer pour le bien commun. Ce faisant, nous avons pris une avance importante, et l’accueil auprès des professionnels du funéraire, des réseaux, opérateurs indépendants, services publics… démontre que nous sommes dans le vrai."

Carles SA, un acteur incontournable du funéraire hexagonal

L’esprit de compétition anime Jean-Marc Dellac. "Pour une entreprise, quel que soit sa nature ou son objet, le plus grand danger réside dans l’assoupissement dans ce que j’appellerai "la zone de confort". Ce sentiment que rien ne peut vous arriver, que tout tombe tranquillement et que vous faites partie de l’ordre naturel des choses. Pensez comme cela et vous êtes déjà une société en phase terminale. Une entreprise est un engagement quotidien, et lorsque vous franchissez le pas de la porte de celle-ci, vous devez avoir une âme de compétiteur, vous remettre en cause, envisager toutes les hypothèses, laisser la créativité s’exprimer d’où qu’elle vienne."

La vraie vie commence au sortir de sa zone de confort

"CARLES a été fondée en 1962 pour sa menuiserie et en 1966 pour la fabrication de cercueils. En 1998, la direction générale a été reprise par les enfants des fondateurs accompagnés de leurs conjoints respectifs (NDLR : Jean-Marc Dellac et Jacqueline Carles).

Une restructuration profonde s’est opérée fin 2018, ce qui a permis de redéfinir des objectifs, d’élargir le comité de direction à cinq membres et de favoriser la représentativité des différents acteurs. Indépendants nous sommes, et indépendants nous souhaitons rester, et, compte tenu de l’évolution du marché funéraire national, nous devons veiller à rester compétitifs économiquement parlant, mais aussi performants d’un point de vue qualitatif.

Ce projet d’entreprise est partagé par les 48 salariés de notre site de production de Sonnac (Aveyron) ainsi que par les 28 personnes réparties sur nos 9 établissements secondaires de nos filiales de distribution. Produire et diffuser 50 000 cercueils par an suppose une organisation sans faille ainsi que la confiance de nos clients opérateurs funéraires, réseaux, et enseignes. Développer notre productivité en respectant les exigences de tous est essentiel.

Produire en réduisant notre impact environnemental est plus qu’un devoir, c’est un impératif catégorique écoresponsable, l’honneur et l’avenir de notre entreprise", conclut Jean-Marc Dellac.

Jérôme Maniaque

Résonance n°150 - Mai 2019

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations