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À l’orée de cette nouvelle édition du Salon FUNERAIRE PARIS, Dominique Vigin, président de la Chambre Syndicale Nationale des Arts Funéraires (CSNAF), a bien voulu nous accorder de son temps afin de répondre à nos questions.

 CSNAF 2011 fmt

Vigin Dominique fmt
Dominique Vigin,
président de la CSNAF.

Résonance : M. Vigin, comment s’annonce FUNERAIRE PARIS 2015 du point de vue de la CSNAF ?

Dominique Vigin : Très bien, je dois même avouer que nous sommes très agréablement surpris de la commercialisation de ce salon, et ce, malgré son transfert du Bourget vers Villepinte pour cause de COP21. Nous étions dans la crainte, il y a encore quelques mois, que ce déménagement ponctuel puisse avoir des conséquences négatives sur le nombre d’exposants… Il n’en a rien été, et en fin de compte, nous serons légèrement au-dessus de la précédente édition puisque 8 600 m2 sont d’ores et déjà réservés contre 8500 en 2013, et pour ce qui est des exposants, 266 ont confirmé leur venue, soit 37 de plus qu’il y a deux ans. Nous ne pouvons être que satisfait de ces chiffres !

Ensuite, et comme c’est déjà le cas depuis plusieurs éditions, l’international est très bien représenté puisque douze nations participeront à l’évènement au travers de 47 exposants avec une légère dominante italienne sous la bannière TANEXPORT - 13 exposants sur près de 400 m2 -, et, notons le également, un collectif portugais regroupant 7 entreprises.

L’éventail de l’offre devrait être, lui aussi, supérieur au précédant salon, et ce, malgré les fusions et autre regroupements. Il y a, cette année, une vraie émergence de nouveaux services qui ne sera pas sans intérêt pour les visiteurs.

R : Quel genre de services ?

DV : Des i-services pour la plupart, mais également des services liés à la prévention et à l’assistance post-mortem. Maintenant, pour en savoir plus, il faudra venir découvrir toutes ces nouveautés à FUNÉRAIRE PARIS 2015.

R : Le panel de proposition est-il homogène ou bien y a-t-il un domaine qui ce distingue ?

DV : La représentation se veut plutôt homogène bien que, les professionnels du secteur automobile funéraire se soient décidés sur le tard… Dans l’ensemble, tous les domaines seront bel et bien représentés à Villepinte avec, si je devais le dire, un léger exergue pour les i-services.

R : M. Vigin, j’ai déjà posé cette question à M. Goethals, directeur de FUNÉRAIRE PARIS 2015, mais votre avis, et celui de la CSNAF, m’intéresse sur le sujet. Ce déménagement ponctuel, mais forcé, pour Villepinte, n’a-t-il pas été bénéfique dans le sens ou il aura permis de casser la routine, voire certaines habitudes devenues pratiquement dogmatiques ?

DV : Bien sûr, il est fort probable que cette contrainte nous est tous obligé à nous remettre en question, ou, tout du moins, à revoir tout ou partie de notre copie. Quoi qu’il en soit, il a été nécessaire, pour beaucoup d’entre nous, fournisseurs exposants, de repenser notre stand, sa circulation périphérique et son environnement direct.
Au final, il ressort de cette contrainte plusieurs éléments on ne peut plus positif, tant pour les exposants que pour les visiteurs ! Cette pseudo renaissance du salon nous a non seulement amené à renouveler notre proposition dans son aspect "vitrine" mais elle va, de fait, obliger les visiteurs à redécouvrir FUNÉRAIRE PARIS, à se perdre dans les allées en cherchant un produit, et, tel un chineur, à tomber par hasard sur une nouveauté incontournable…

R : Si vous deviez définir ce salon en un mot, quel serait-il ?

DV : "Émergence" ! Comme je l’ai dit précédemment, "FUNÉRAIRE PARIS 2015" sera le théâtre de l’émergence de nombre de i-service, mais il coïncide également avec l’émergence d’une nouvelle aire et d’une nouvelle vision du funéraire, tant pour les professionnels que pour les familles. Notre secteur, si conservateur, progresse de concert avec l’évolution sociétale… Il ne pourrait en être autrement. I-service, customisation, dématérialisation, et j’en passe, sont notre avenir. Le secteur funéraire doit lui aussi entrer dans l’aire de la multicanalité.

R : En parlant de la branche, l’été 2015 aura été synonyme de profondes mutations dans le paysage funéraire français, comment la CSNAF appréhende ces évolutions, et plus particulièrement le rachat du Groupe ROC•ECLERC par le Groupe FUNECAP ?

DV : Ces évolutions et/ou mutations sont, en fait, des processus plus ou moins lents que nous arrivons généralement à anticiper.
Les événements de cet été ont fait grand bruit, mais lorsque l’on y regarde de plus près, ce n’était sûrement pas une surprise. En effet, le groupe FUNECAP possédant près de 20 % des franchises ROC•ECLERC, ce qui s’est déroulé, cet été, n’était en fait qu’une suite logique.
De plus, les Groupes FUNECAP et ROC•ECLERC disposant chacun de leur propre centrale d’achat, cela n’a pas eu de répercutions majeure à notre niveau – fournisseurs -, en tout cas, beaucoup moins que si trois ou quatre cent indépendants avaient décidé de s’unir du jour au lendemain. Comprenez-moi bien, lorsque deux groupements ce rassemblent, cela ne change pas vraiment la donne, tant du point de vue économique que commerciale… et ce, malgré l’aspect retentissant de l’annonce.
En revanche, nous restons très attentifs aux regroupements régionaux. À ce que nous appelons communément les "Barons", des acteurs de poids qui opèrent une croissance externe de proximité tout en mutualisant leurs moyens. Même si ils sont de moindre ampleur, cela nous oblige tout de même à quelques adaptations. Cela étant, nous avons observé que, lorsqu’un groupe régional devient conséquent, cela était générateur de nouvelles vocations. Il y a pour ainsi dire une sorte de renouvèlement dans notre clientèle.

R : Ces regroupements, ont-ils des répercutions sur les flux économique et commerciaux ?

DV : En fait, cela va dépendre de l’importance d’un fournisseur chez un client. Il va de soit que si un fournisseur pourvoie à plus de 80 % des besoins marchandise d’un tel, l’impacte ne sera pas le même que pour un autre qui ne pourvoie qu’à 5 ou 10 % des besoins. En ce sens, ce sont principalement les fournisseurs de monuments et de cercueils qui sont en première ligne.
Mais attention, l’équation n’est pas si simple. Bien sûr les regroupements génèrent plus de puissance d’achat, mais un groupement ne peut plus se contenter d’une seule proposition… Il doit savoir élargir et varier ses offres.
En reflet à ce phénomène de regroupement coté client, et surtout afin d’y palier, les fabricants, eux aussi, procèdent à des regroupement, soit sur une même activité, soit dans des domaines complémentaires. Ainsi, seulement quelques fabricants, ou plutôt, groupement de fabricants, représentent près de 80 % de l’offre produits globale du secteur.

Ce qu’il faut retenir, c’est que ces regroupements, qu’ils soient côté opérateurs ou côté fournisseurs, vont permettre une baisse des coûts de même que des économies d’échelle grâce à une mutualisation des moyens. L’un est bien souvent le pendant de l’autre, et c’est encore plus vrai aujourd’hui du fait de l’intérêt grandissant du secteur funéraire pour les investisseurs de tous horizons.

R : Au delà de la vitrine que représente FUNERAIRE PARIS, nous connaissons l’attachement de la CSNAF à fournir du contenu informatif et des outils de travail à l’ensemble de la profession, la captation des différentes conférences va-t-elle dans ce sens ?

DV : FUNERAIRE PARIS 2015 est l’une des rares occasions ou la plupart des acteurs du secteur funéraire sont rassemblés afin d’échanger, de débattre et/ou de commercer.
Ensuite, nous affichons un programme de conférence riche et ambitieux qui à pour vocation d’apporter un certain nombre de réponses aux professionnels funéraires.
Le pouvoir de police du maire, le label "Fabrication Française", la coordination entre les professionnels funéraires et les collectivités, notamment pour ce qui est des devis modèles, les rites funéraires ou encore la prévoyance funéraire, sont autant de sujets qui ne manqueront pas d’intéresser le plus grand nombre… Sauf que l’ensemble de la profession ne peut être présent. La captation de ces conférences permettra à tous ceux qui le souhaitent, de visionner ces différentes tables rondes afin d’être informé sur les sujets qui les intéresse et sur ce que seront les évolutions de demain.
Ces actions sont dans la droite ligne de ce que nous aimons faire, et de ce qui est l’une des raisons d’être de la Chambre Syndicale Nationale des Arts Funéraires, à savoir, apporter des réponses aux préoccupations des professionnels funéraires.

R : Pour conclure, M. Vigin, en tant que président de la CSNAF, quel message souhaiteriez-vous transmettre à vos partenaires, aux exposants ainsi qu’aux visiteurs qui, n’en doutons pas, viendront nombreux à FUNERAIRE PARIS 2015 ?

DV : Ce FUNERAIRE PARIS 2015 s’annonce comme un très bon cru. D’une part, grâce à l’émergence de nouveaux produits, services et i-services, mais aussi et surtout parce qu’il va permettre à bon nombres de visiteurs de redécouvrir ce salon de même que les fournisseurs/exposants qui en font tout son intérêt et son attractivité…

Bon salon à tous !

Steve La Richarderie

Résonance n°115 - Novembre 2015

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations