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Accroître ses performances industrielles en investissant chaque année dans les outils de production afin de rester compétitif et de répondre à l’accroissement de la demande, tels sont les défis auxquels répond encore une fois le groupe Bernier Probis, spécialisé dans la fabrication des cercueils et dans la distribution d’articles funéraires.

 Bernier

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Olivier Bernier.

Une entreprise en bonne santé qui investit, cela est toujours une bonne nouvelle. Bernier Probis, un des acteurs majeurs dans le secteur du cercueil (fabrication et commercialisation), est attentif aux évolutions et aux besoins du marché ; et y répond en faisant appel régulièrement à des technologies de pointe pour maintenir un haut niveau de qualité et répondre à une demande en hausse…

Résonance : Ce mois de juin est riche pour vous en matière d’investissement, puisque vous accueillez au sein de votre usine deux nouveaux équipements. Pouvez-vous nous en parler ?

Olivier Bernier : En effet, nous investissons actuellement dans de nouveaux matériels. Cela concerne notre usine implantée à Saint-Jory-Lasbloux en Dordogne. Premièrement, nous mettons en place une deuxième ligne de panneautage. Celle-ci ne va pas se substituer à l’existante, mais être complémentaire. Il s’agit ici d’absorber un supplément de production, mais également de pouvoir utiliser une technologie innovante.

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Nouvelle ligne de panneautage.

R : Quelle est cette technique novatrice ?

OB : Il faut tout d’abord savoir que c’est la première fois que cette machine-outil est installée en France. En dehors de ses capacités intéressantes de production, cette panneauteuse (fabriquée en Allemagne) utilise un système "haute fréquence" qui ne nécessite pas une montée en température du bois pour faire prendre la colle. C’est-à-dire que le panneau n’est pas chauffé, car est utilisé un procédé de diffusion de courant électrique – de forte intensité – dans les joints de colle, figeant celle-ci. Techniquement, cela permet une accélération de la polymérisation de la "glu" d’encollage.

R : Quels en sont les avantages ?

OB : Le bois reste intact. Ses pores ne sont pas ouverts par la chaleur. Pour les panneaux de pin, cela évite de faire ressortir la résine. La matière garde son intégrité, son aspect initial. C’est une avancée technique vraiment utile pour notre métier, où il est important de pouvoir préserver la qualité du bois. Disons que c’est un plus… car nous sommes de toute façon extrêmement attentifs à la qualité de nos produits.

R : Quand cette ligne sera-t-elle en place ?

OB : L’installation est en cours. Elle a débuté mi-mai. Les techniciens sont actuellement en train de faire les dernières mises au point [cela devrait être fonctionnel au moment de la parution de cet entretien – NDLR]. Pour l’instant, nous n’avons pas eu besoin de "pousser les meubles" pour faire de la place au "nouvel arrivant". Nous avons simplement vidé un bâtiment où était stocké du bois brut afin de pouvoir y mettre cette ligne de panneautage. Mais la prochaine fois, il nous faudra agrandir notre usine.

R : Est-ce entièrement automatisé ou un employé doit-il encore piloter ce type d’outillage ?

OB : Bien que la machine ait beaucoup d’automatismes (dont le processus d’alimentation), il a fallu former une personne dédiée à celle-ci. En effet, il y a une part de programmation et de contrôle nécessaire. Tout se commande via des écrans numériques tactiles et les fonctionnalités sont nombreuses. On peut traiter toutes les essences, classiques ou exotiques. Le technicien formé peut ensuite faire usiner directement les panneaux réalisés (moulures, rabotage, finition, vernissage, etc.), car les systèmes d’alimentation automatiques et la technologie à haute fréquence réduisent au minimum les temps de séchage. Ce qui n’est pas le cas avec l’autre ligne où, à la sortie du tunnel de chauffage à plus de 100°, il faut les faire refroidir pour les mettre à température ambiante avant de les façonner.

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Le nouveau robot.

Cette dernière particularité permet, en cas d’urgence, dans le cas d’une demande de cercueils "hors gabarit exceptionnel", de pouvoir rapidement générer des panneaux encollés qui vont ensuite directement à l’usinage, et cela dans un délai très court. Ce type de panneauteuse a un très fort potentiel de rendement, avec une excellente qualité de surface et une justesse maximale.

R : Vous allez également prochainement héberger un nouveau robot... Ne serait-il pas doué pour le vernissage et la peinture, par hasard ?

OB : Oui, tout à fait. Nous venons de faire l’acquisition d’un nouveau robot, et celui-ci sera installé, incessamment sous peu, dans une cabine de peinture déjà existante. Sa principale fonction est de teinter les cercueils, et il effectue cette tâche avec beaucoup de finesse et de régularité. La modernité de sa conception apporte énormément de confort à l’opérateur, et son utilisation est d’une grande souplesse, acceptant tous les types de vernis et de peintures. En amont seront intégrés dans l’outil robotique tous les codes couleurs et les références des cercueils. Ainsi, l’opérateur n’aura plus qu’à taper les informations utiles au robot afin que celui-ci sélectionne la bonne teinte avant d’entamer son cycle.

R : Ce type de matériel présente de nombreux atouts, notamment dans la précision d’exécution ?

OB : Oui, on a affaire ici à un automate de dernière génération doté d’une exactitude métronomique. Chaque passage est identique, reproductible à l’infini et sans préoccupation temporelle, de 8 h à 20 h ; et, en toute logique, sans aucune lassitude, avec une qualité garantie. Sur ce type de poste, c’est tout bénéfice pour la personne précédemment attachée à celui-ci, car elle peut être employée à un travail plus passionnant.

R : Une nouvelle fois, le groupe Bernier a réussi avec talent l’association d’un progrès aujourd’hui basé sur le numérique et d’une tradition – issue de la menuiserie – façonnée par de multiples et remarquables savoir-faire. Est-ce juste ?

OB : En effet, même s’il s’agit d’investissements lourds, nous restons dans la dynamique qui a toujours été la nôtre… Être à la pointe du progrès pour une toujours plus grande pertinence industrielle dans le domaine du cercueil. Et chez nous, cela ne lèse pas le côté humain, car les savoir-faire de notre personnel sont essentiels et irremplaçables. Les deux aspects se conjuguent très bien, se complètent, avec l’apport positif d’une disparition partielle ou totale de la pénibilité dans certains métiers. De ce point de vue-là, notre philosophie ne change pas. Et c’est heureux.

Gil Chauveau

Résonance n°141 - Juin 2018

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