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L’activité des thanatopracteurs, par définition, est un métier de service qui requiert engagement et sens des responsabilités. Leur implication dans la profession pousse ainsi certains d’entre eux à se diversifier et à proposer des services annexes à leurs confrères, ou à des entrepreneurs de pompes funèbres.

Depuis les débuts de la thanatopraxie, la technique n'a pas changé, même si le matériel s'est quelque peu modernisé. Certains gestes pourtant se sont perdus, par exemple le drainage veineux, dont Sébastien Boukhalo reste un adepte.

Installé au cœur du Pays nantais, David Berjon a fait de l'une de ses passions son métier. Car, comme chacun le sait, la thanatopraxie ne s'improvise pas et même si on y vient parfois "par hasard", l'intérêt pour le métier s'accroît au fur et à mesure qu'on le pratique ou que l'on rencontre des gens qui deviendront un jour des confrères, voire des amis. Le moins que l'on puisse dire est que cet homme a soif de "savoirs" aussi hétéroclites que passionnants, tantôt photographe amateur, passionné de médecine chinoise, de kinésiologie et de toutes ces activités non conventionnelles, dites "holistiques".

Le festival international du film fantastique s’est tenu comme chaque année du 29 janvier au 2 février à Gérardmer. Pour sa 21e édition, Sébastien Mousse, notre thanatopracteur éditeur, avait fait le déplacement avec un de ses auteurs, Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin, spécialiste des tueurs en série qui a déjà publié deux ouvrages sur le sujet : "Autopsie du tueur en série" et "Le saccage de la chair", dans la collection "Post mortem" aux éditions L’atelier Mosesu.

En progression permanente depuis son arrivée en France dans les années soixante, la pratique de la thanatopraxie répond, bien qu’on la qualifie parfois à tort de "phénomène de mode", à un vrai besoin de la part des familles endeuillées. Elle a pourtant ses détracteurs, y compris dans le milieu funéraire. On remet parfois en question son utilité.

Entretien avec Sébastien Boukhalo, membre du Jury national et thanatopracteur indépendant en Dordogne

Depuis quelques années, un jeune thanatopracteur s’investit dans la profession et est en train de se faire un nom dans le monde de la thanatopraxie.

J’ai fait la connaissance de José Ruel par l’intermédiaire de Christophe Taillieu, en 2005, alors que j’envisageais de prendre mes premières vacances. J’avais besoin d’un remplaçant et José est arrivé chez moi avec son matériel de gravité. À cette époque, je travaillais encore en pression et ne m’aventurais pas beaucoup en dehors des sentiers battus.

"Si vous voulez être respecté, commencez par être respectable", a écrit Somerset Maugham, célèbre dramaturge et romancier britannique.

Stéphane Beurton, Portusien de 39 ans, est à la tête d’une entreprise de nettoyage un peu particulière. Cet ancien agent hospitalier, qui fut pompier, employé de pompes funèbres et qui songea un temps à devenir thanatopracteur, a créé en 2009 "Stéphane Beurton nettoyage de tombes", activité à laquelle il a ajouté il y a quelques mois le nettoyage et la désinfection funéraires.

Le 4 septembre dernier était le premier jour de cours pour les élèves du centre de formation "Thanatopraxie Art et Technique", école que je codirige avec Frédéric Vuillemez et dans laquelle j’enseigne. En arrivant dans la salle de classe, j’ai été surprise par tous les exemplaires de "Pratique de la thanatopraxie" posés sur les tables, devant chaque étudiant. Comme je leur en faisais la remarque, l’un d’eux m’a répondu : "C’est une bible."

Depuis deux ans déjà, Laurent Sarazin, tireur pluridisciplinaire compétiteur, champion régional de tir à 10, 25 et 50 m, président d’un club de tir et collectionneur passionné d’armes anciennes, intervient au centre de formation Thanatopraxie Art et Technique et à l’AFITT pour dispenser un cours d’approche de la balistique aux élèves thanatopracteurs.

Arrêté du 30 août 2013 portant sur l’ouverture de l'examen d'accès au diplôme national de thanatopracteur, paru au JO du 5 septembre 2013.

C’est au "Bloody week-end", un festival de cinéma fantastique qui a lieu chaque année fin juin à Audincourt dans le Doubs, que Joëlle Cougoureux, thanatopracteur et artiste, a exposé pour la première fois ses créations.

L’implantation d’un stimulateur cardiaque, ou d’un défibrillateur, n’est pas anodine. Elle répond à la nécessité de pallier un déficit cardiaque. Le cœur étant un organe vital, cette prothèse électronique permet le maintien en vie du patient qui la porte, ainsi que l’amélioration de son quotidien. Mais cela implique également une certaine vigilance vis-à-vis du matériel, que le patient porteur soit en vie, ou décédé.

Originaire de Métabief, une charmante station de ski du Haut-Doubs, Sophie Macle travaille depuis 6 ans déjà dans une agence de pompes funèbres de Pontarlier. Assistante funéraire et maître de cérémonie, elle s’occupe également des défunts en leur prodiguant des soins cosmétiques.

Oui, ces appareils sont implantés. C’est ce qui fait leur particularité : un traitement chirurgical permettant de fixer ces dispositifs dans le corps des patients. Cette spécificité est importante pour nous, thanatopracteurs, puisque nous sommes dans l’obligation légale (avec les médecins) de les retirer sur le corps des défunts. Mais si nous apprenons à retirer ces appareils, nous ignorons parfois le protocole utilisé lors de leur implantation. Il paraît intéressant d’aborder les grandes lignes de ce type d’implantation, afin de mieux connaître les gestes du médecin cardiologue, qui peuvent aussi nous guider lors du retrait de ces appareils.

C’est une des grandes figures de la thanatopraxie française qui s’apprête à tirer sa révérence. Avec le départ à la retraite de Georges Arveuf, c’est encore une page d’histoire thanatopraxique qui va se tourner.

Cette petite entreprise de la périphérie de Belfort, dirigée par Claire Sarazin, a su se frayer un chemin depuis 10 ans dans le paysage thanatopraxique de l'Est de la France.

Alors que les écoles sont pourtant supposées fournir à leurs élèves un maître de stage et les accompagner jusqu'à leur évaluation, il devient plus compliqué d'année en année, pour les stagiaires, de trouver un thanatopracteur qui accepte d'assurer leur formation pratique. Ces derniers sont de plus en plus réticents à accueillir des stagiaires et exigent parfois une rémunération.

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations