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Cette simple question écologique pourrait rejoindre des préoccupations religieuses car les hindouistes sont crématisés, en Inde, sur un bûcher sans cercueil. Pour répondre entièrement à cette question, il est donc nécessaire d’apporter une réponse en trois parties, sur les plans réglementaire, religieux et écologique, sans oublier l’aspect sanitaire du problème qui est couvert par la réglementation.
Au plan juridique, l’article R. 2213-15 du code général des collectivités territoriales (CGCT) impose que le corps de la personne décédée soit mis en bière avant son inhumation ou sa crémation. Et l’article suivant (R. 2213-16 du CGCT) impose que chaque cercueil ne contienne qu’un seul corps. La réglementation impose donc que l’inhumation ou la crémation, en France, ait lieu dans un cercueil.

Ce cercueil a un rôle hygiénique puisqu’il comporte obligatoirement une cuvette étanche et biodégradable (art. R. 2213-25 du CGCT) permettant d’éviter l’écoulement des liquides biologiques hors du cercueil lors des opérations funéraires. De plus, cette boite tapissée de capitons constitue une barrière vis à vis des bactéries qui pourraient éventuellement émaner du corps, ceci bien entendu hors le cas de décès causé par une maladie contagieuse imposant l’emploi d’un cercueil hermétique. Enfin, ce cercueil est pourvu de poignées afin de faciliter le transport du corps par le personnel des entreprises de pompes funèbres.

Le cercueil assure donc une mesure essentielle de sécurité vis-à-vis du personnel des entreprises funéraires.

La religion recommande aux musulmans l’inhumation, dans un linceul, dans les vingt quatre heures suivant le décès. Les hindouistes pourraient également retourner nus vers leur créateur, sans cercueil. Mais la réglementation française n’a prévu aucune dérogation à l’usage du cercueil, qui s’impose pour des raisons sanitaires, comme on l’a vu, au regard des délais d’inhumation ou de crémation, qui sont compris entre 24 heures et six jours à compter du décès, non compris les dimanches et jours fériés (art. R. 2213-33 et R. 2213-35 du CGCT).

La volonté religieuse de l’individu doit donc s’effacer devant les prescriptions sanitaires destinées à protéger la santé du personnel des entreprises de pompes funèbres.

Reste la question écologique : une crémation sans cercueil permet – elle de sauver un arbre ? Il faut savoir que la forêt française est gérée et non détruite comme il arrive trop souvent dans les pays émergents. Tout arbre abattu pour un besoin industriel (ameublement, papeterie, cercueil, etc.) est remplacé. La forêt française se régénère et ne disparaît pas. Une forêt a d'ailleurs besoin d'être régulièrement nettoyée de ses vieux arbres pour bien se porter.

Le bois du cercueil a une autre qualité cachée : il apporte de l’énergie pour la combustion du corps dans le crématorium. Sans le bois du cercueil, il serait nécessaire d’activer les brûleurs du four fonctionnant le plus souvent au gaz, qui est actuellement une énergie fossile, semblable au pétrole, alors que le bois se régénère. L’utilisation du bois est donc une énergie durable par rapport au gaz.

De plus, l’incinération du cercueil est neutre vis-à-vis du gaz carbonique émis lors de sa combustion puisque cette incinération re – libère le carbone capté par l’arbre durant sa croissance. Au contraire, l’énergie fossile utilisée dans le crématorium est une source de gaz carbonique, qui est un gaz à effet de serre entraînant le réchauffement climatique de la planète. Le cercueil assure donc une fonction écologique dans le four de crémation.

En résumé,  l’usage du cercueil est obligatoire en France, que ce soit en inhumation comme en crémation. Cet usage sanitaire du cercueil s’impose quelles que soient les volontés religieuse du défunt. Enfin, les cercueils ont une vocation écologique face à la source d’énergie utilisée dans le crématorium.
 
 
Claude  Bouriot

Instances fédérales nationales et internationales :

CPFM - Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations