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SOUVENEO développe ses gammes pour la crémation
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La crémation est désormais rentrée dans les habitudes des Français, et à ce titre, le groupe SOUVENE...

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AAC, un partenaire dans la transition énergétique
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Certaines personnes aiment les défis, et les équipes d’Atlantic Autos Concept (AAC) en font par...

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L’Arbre accroche-cœur : un nouveau geste pour exprimer l’émotion et prolonger le lien
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Présenté lors du salon FUNÉRAIRE PARIS 2025 sur le stand de West Memory, l’Arbre accroche-cœur s’est...

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TC, la plateforme qui optimise le transport funéraire et réduit les coûts pour les transporteurs et les pompes funèbres
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Réduire les coûts, fluidifier l’organisation logistique et limiter l’impact environnemental du trans...

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MAISON SAZERAT, ou comment faire vivre la porcelaine de Limoges
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La MAISON SAZERAT propose des articles funéraires en porcelaine de Limoges depuis plus de 70 an...

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Vanillablue, le partenaire des opérateurs du funéraire
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Spécialiste de l’ameublement pour les professionnels du funéraire depuis plus de 15 ans, Vanill...

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C’FAC, une entreprise à l’écoute pour proposer toujours plus d’options et de services
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Le carrossier C’FAC est bien connu des opérateurs du funéraire : la réputation de l’entreprise, prés...

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CARLES : proximité et esprit de famille au cœur du développement en région Provence
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À l’occasion d’une soirée organisée sur sa plateforme de Vitrolles (13), CARLES a réuni ses clients ...

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Opérateurs funéraires indépendants : et si la coopération était la clé de votre avenir ?
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Le secteur funéraire français traverse une période de mutation profonde. Concentration des acteurs, ...

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Limbo Europe, 20 ans d’engagement : notre défi majeur, l’écologie
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En 2026, Limbo Disseny, connue sous la marque Limbo Europe célèbre 20 ans d’engagement, s’imposant c...

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Contrat In Memoriam : anticiper aujourd’hui l’entretien de sa sépulture pour préserver la mémoire demain
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La prévoyance funéraire fait désormais partie des habitudes de nombreux Français. Chaque année, des ...

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L'AGIRA : un réflexe essentiel pour sécuriser l’organisation des funérailles
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Dans son avis du 8 octobre 2024, le Comité Consultatif des Services Financiers (CCSF), qui s’est pen...

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À Tours, un cabinet visant à prendre soin de la santé mentale des acteurs du funéraire
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On évoque fréquemment l’accueil et l’accompagnement des familles endeuillées, ainsi que l’importance...

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300 comptes par internaute en moyenne en France : qui s’en occupe après les obsèques ?
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300, c’est le nombre moyen de comptes numériques qu’un Français possède au moment de son décès. Rése...

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Le capital décès : un droit méconnu, une opportunité pour les pompes funèbres
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Il existe une aide financière versée après presque chaque décès en France. Elle peut représenter plu...

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Décider dans l’incertitude : il y a 20 ans, Anubis Crisis Management (ACM)
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Fin mars 2006, un drame majeur frappe Bahreïn. Un dhow de plaisance, affrété dans le cadre d’une soi...

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Le funéraire de demain : quand la nature devient l’alliée de l’après-obsèques
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Et si la nature pouvait nous aider à dire ce que le deuil rend souvent indicible ? Une huître qui tr...

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Le rôle du cimetière dans la réponse des villes aux enjeux de la densification urbaine  Mise en parallèle des approches de Nantes (France) et Malmö (Suède)
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Le Syndicat de l’Art Funéraire (SAF) et le réseau scientifique "Les Morts" ont placé la recherche au...

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Enterrer ses souvenirs pour mieux les transmettre
Actualité

La première capsule temporelle "made in France" est conçue en Anjou. Elle permet, entre autres, d’y ...

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lesmetiersdufuneraire.fr : un site pour mieux faire connaître nos métiers
Actualité

La Fédération Nationale du Funéraire (FNF) lance une plateforme dédiée aux métiers du funéraire. Der...

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Réglementation

Sceller une urne, c’est inhumer !

Si tout pousse (cf infra) à analyser le scellement d'une urne à une inhumation, voici une jurisprudence, certes de premier degré, mais qui qualifie...

Exhumations : après les congrégations religieuses, un État désigné plus proche parent du défunt

Le contentieux des exhumations n’en finit pas de nous surprendre. En effet, après les décisions désignant des congrégations religieuses (personnes...

Quand l’exhumation est accordée à quelqu’un qui n’est pas le plus proche parent puisqu’il n’est pas même un parent !

Par le passé déjà (CA Paris 1er février 2022, n° 20/00709) la cour d’appel de Paris décida que le plus proche parent du défunt au sens de l’art. R....

Éclairage jurisprudentiel sur la détermination des dernières volontés du défunt et le scellement de l’urne funéraire

Comment établir les dernières volontés du défunt quant à la destination de ses cendres et à leur scellement éventuel sur un monument funéraire ?

DGCL : mise à jour du Guide de recommandations relatif aux urnes funéraires et aux sites cinéraires

div style="text-align: justify;">Depuis 2017, la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL) publie sur son site Internet plusieurs Guides à...

Une proposition de loi visant à rationaliser l’implantation des crématoriums et à favoriser le recours à la crémation pour les personnes dépourvues de ressources et les restes exhumés

Déposée le 6 janvier 2026 par la sénatrice Annick Billon, cette proposition de loi s’intéresse à deux sujets revenus récemment dans l’actualité. Le premier...

Gérer le manque de place dans le cimetière

À l’occasion du renouvellement des équipes municipales, il est patent que celles-ci auront de nombreux sujets prioritaires, reléguant, comme bien...

Actualités du droit funéraire - Doctrine

Évolutions législatives, jurisprudentielles et doctrinales de janvier et février 2026.

Actualités

  • Ducarme : 12 Mercedes eVito pour FUNECAP GROUPE

    Première française pour le eVito ! En effet, c’est le 22 novembre dernier, à l’occasion du salon FUNÉRAIRE PARIS 2019, que le premier eVito a été livré par la société Ducarme, Groupe Gruau, à FUNECAP GROUPE, l’un des leaders français des services funéraires. C’est le début d’une commande de douze modèles qui seront mis en service sur l’Île-de-France. Les deux premiers véhicules ont été réceptionnés en décembre par FUNECAP GROUPE et les 10 autres seront livrés sur le 1er trimestre 2020.

  • Ducarme fête ses 60 ans et réaffirme son positionnement de valeur sûre du funéraire

    Fort de 6 décennies d’histoire dans le funéraire, Ducarme a marqué de son savoir-faire les cérémonies au fil des ans. Une signature intemporelle, élégante et durable qui a fait de ses véhicules des incontournables pour les acteurs de la profession. Un riche héritage comme fondations pour construire un bel avenir.
  • Ducarme véhicules funéraires Le "Père Lachaise", une nouvelle version sur la route des innovations

    L’actualité de la société Ducarme au cours de cette année a été marquée par une présence commerciale réussie à Funexpo Lyon, avec, notamment, le lancement de la nouvelle version de son modèle phare et de prestige, le "Père Lachaise". Désormais en 2017, nous nous entretenons avec son directeur, Franck Damade, sur ce qu’ont été les principales innovations de 2016.

    Ducarme fmt

  • Duo bougies et reliquaires personnalisables chez France Funéraire

    Si les objets du souvenir consacrés à la crémation ne sont pas encore nombreux et très diversifiés, la proposition de France Funéraire composée de bougies et d’urnes de dispersion (ou reliquaires) revêtant le même décor personnalisé est une réponse discrète, délicate et harmonieuse permettant à chacun de concrétiser par la flamme le souvenir de l’être cher disparu.

  • Dussaux et Céramiques de France, deux des fleurons de la société Souveneo*

    Souveneo regroupe les quatre marques commerciales que sont Dussaux, Céramiques de France, Hochart et Mahieu. Quatre fabricants historiques sur le marché funéraire de l’objet du souvenir qui renouvellent leurs gammes et présentent, en cette année de reprise, des nouveautés bien au fait des nouvelles tendances créatives actuelles. Voilà une belle occasion de les redécouvrir… en deux temps, le premier avec Dussaux, Céramiques de France et son directeur général, Daniel Évrard. Dans une prochaine édition nous mettrons en lumière les marques Hochart et Mahieu.
  • E-learning et web-conférences : les nouvelles approches de FUNÉPLUS pour se former et s’informer

    À l’ère du numérique, comment exploiter cette ressource dans le cadre de la formation et de l’information ? FUNÉPLUS, à travers l’École de Funétique®, propose au sein de son offre de formation des modules accessibles en e-learning. FUNÉPLUS va encore plus loin en mettant à la disposition des internautes, des web-conférences sur les services du réseau ainsi que sur des sujets en lien avec le secteur funéraire.

  • Éclairage jurisprudentiel sur la détermination des dernières volontés du défunt et le scellement de l’urne funéraire

    Comment établir les dernières volontés du défunt quant à la destination de ses cendres et à leur scellement éventuel sur un monument funéraire ?
  • Eclip’s Groupe Mathez : la crise ne se subit pas, c’est une opportunité

    Ce titre vous paraîtra peut-être provocateur, mais, à la lecture de l’argumentaire, vous constaterez qu’il n’en est rien. Nous le savons tous, la crise de la Covid a été fulgurante, particulièrement impactante pour les populations et les entreprises. Ce qui caractérise un grand groupe réside dans sa capacité d’adaptation, sa résilience, sa vision sur le long terme. Le Groupe Mathez, et notamment sa filiale Eclip’s spécialisée dans le transport aérien funéraire, n’échappe pas à ce postulat. La gestion de crise, de toutes les crises, est désormais plus que jamais sa marque de fabrique. Rien ne sera plus jamais comme avant. Explications…
  • Eclip’s, le service funéraire aérien qui parle votre langage, et surtout celui de vos familles

    Le transport de corps de France vers l’étranger ou de l’étranger vers la France est souvent le parcours du combattant. Que faire en priorité, quelles sont les procédures administratives en vigueur au Baloutchistan oriental en matière de transport de corps… des exemples de ce type, Siham Naji, directrice des opérations, en a des dizaines à vous fournir. Lorsqu’on est un opérateur funéraire, ce genre de casse-tête peut se révéler très délicat. Heureusement, Eclip’s est là et s’est forgé une réputation d’efficacité internationale. Explications…
  • ECLIP’S : logistique et transport de corps en période Covid-19

    Si la France s’est arrêtée le 17 mars 2020, la vie quotidienne des Français, dont les aspects douloureux, ne s’en trouva pas modifiée sur le fond. La mortalité en hausse du fait de l’épidémie impacta fortement les opérations funéraires. Tenues de cérémonie, rassemblement familiaux, transport de corps en France ou vers l’étranger… une situation sans précédent émergea rapidement, et obligea les opérateurs à réagir en temps réel pour répondre aux exigences des familles, mais également aux contraintes administratives nouvelles. Rencontre avec Siham Naji et Frédéric Mercier, logisticiens inspirés…
  • ECO-URNE, la nouvelle urne funéraire Une marque française, élégante et contemporaine

    La tendance initiée depuis plus d’une décennie par la marque ECO-URNE tend désormais à être suivie par différents intervenants historiques du secteur funéraire. Cette période de l’année s’avère une très bonne opportunité pour rappeler notre concept et présenter nos innovations.

  • Écoles de formation funéraire

    La formation funéraire est à la fois une obligation et un élément clé du secteur funéraire dans son ensemble. En effet, elle représente pour tous les professionnels le temps pendant lequel ils vont apprendre les spécificités liées à leur métier, que ce soit sur les sujets juridiques, administratifs, de relations avec la famille ou de gestion de la cérémonie.
  • Ecoplus Funéraire renforce son positionnement de marque digitale

    En devenant un accélérateur de mutation par le numérique, la marque Ecoplus Funéraire a décidé de répondre aujourd’hui à un besoin précis attaché au contexte et aux nouvelles tendances de consommation liées au numérique.
  • Écoresponsabilité et 100 % nouveautés, deux marqueurs notables pour FRANCE FUNÉRAIRE sur le salon parisien

    Installés sur les stands F80, F81 et F90, FRANCE FUNÉRAIRE et ses coexposants - Mémograv, Pludra et Neorite - vont présenter, comme à chaque édition de FUNÉRAIRE PARIS, l’ensemble de leurs créations. Dans un espace conçu par la décoratrice Nathalie Barbeau, Sylvestre Olgiati et ses équipes auront à cœur d’accueillir les visiteurs dans un environnement où la nouveauté est le leitmotiv et les attitudes écoresponsables une nouvelle manière d’être. Benjamin Gautier, responsable "Création et Communication", nous éclaire sur quelques aspects qui définiront l’entreprise vendéenne cette année.
  • Édito août 2023

    La Qualité certifiée, valoriser le savoir-faire funéraire

    Depuis plus d’une décennie, la certification Qualité s’est invitée dans l’offre globale de certains opérateurs funéraires. Le secteur public a été précurseur dans cette démarche, initiant ainsi une revalorisation de ses services aux populations. C’est ainsi que les normes ISO 9001, 14001 et OHSAS 18001 apparurent comme des éléments d’amélioration continue des prestations proposées. Les normes Qualité, Santé, Sécurité et Environnement contribuèrent efficacement à une nouvelle approche de gestion globale des entreprises. Plus qu’un argument de communication, celles-ci se sont révélées particulièrement efficaces dans la transmission d’informations, le suivi en temps réel des opérations et surtout le management global des entreprises, cela s’inscrivant dans un bienvenu regard introspectif des milliers d’opérations funéraires annuelles.

    Les organismes certificateurs ont d’ailleurs bien compris cette approche sensible et ont rapidement proposé une palette normative adaptée notamment aux PME et PMI, augmentant ainsi une professionnalisation souhaitée des métiers fondamentaux du funéraire. C’est ainsi qu’est venue enrichir le paysage une nouvelle norme spécifique NF Services funéraires et organisation d’obsèques. Créée en concertation avec la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM), "NF Service – Services funéraires et organisation d’obsèques (NF407)" répond aux attentes des clients, des professionnels et des pouvoirs publics en attestant de la qualité de vos services. Cette norme atteste que l’entreprise prend en compte une approche qualitative des différents processus ainsi qu’une orientation tournée vers le client et sa satisfaction quant à ses produits ou prestations.

    Démontrer par des audits indépendants que les services proposés sont en adéquation avec les exigences des populations est une chose, valoriser le travail quotidien des équipes en est une autre tout aussi essentielle. En effet, la mobilisation des personnels autour de la démarche est déterminante et contribue à la mise en avant de ses compétences, mais également d’une certaine façon de se démarquer de la concurrence par une organisation rigoureuse visant à atteindre les objectifs de performance que la norme propose et que vous pouvez enrichir tout à loisir.

    La question posée aujourd’hui est la suivante : peut-on se passer d’une démarche certifiante ? En seulement une vingtaine d’années, les sociotypes ont été modifiés et les familles sont devenues de réelles consommatrices du funéraire, n’hésitant plus à faire jouer la concurrence, tant d’un point de vue économique que d’un point de vue qualitatif. Un deuil, des funérailles sont des épisodes que personne n’oubliera car ce sont des marqueurs puissants de nos existences. Une cérémonie d’obsèques ainsi que l’organisation de celles-ci relèvent d’une précision millimétrée et nous savons tous que nous ne pourrons pas rembobiner les dysfonctionnements toujours possibles car intervenant dans les mêmes conditions qu’un "direct" télévisuel.

    Aussi, autant anticiper les facteurs de risques par une analyse effectuée en amont et en mettant en œuvre dès à présent les étapes de contrôle et d’amélioration indispensables à la satisfaction des familles… et de vous-mêmes. Il en va de vos entreprises, des familles éprouvées par un deuil, de la valorisation des savoir-faire mais également du savoir-être de vos collaborateurs. Cela amène à envisager une nouvelle séquence de formation pour les organismes formateurs du funéraire : celle traitant de la "Qualité" qui serait contruite sur la trame proposée par la norme NF407.

    Cela pourrait être un pas supplémentaire pour l’augmentation de la performance de vos entreprises. Ainsi que le disait Socrate: "Il n’y a pas de résultats sans travail et pas de travail sans effort". Qu’en pensez-vous ?
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef
  • Edito août 2024

    Faut-il être irrévérencieux…
    …pour se faire remarquer ?

    Nous venons de vivre une période exaltante faite d’émotions et de transcendance planétaire. Cet épisode quasiment hors du temps des Jeux universels et olympiques nous a plongés, et c’est le but, dans un espace-temps particulier. Pourtant, tout a débuté sur le grand air de la polémique, sport national où nous sommes médaillés Or perpétuels.

    La cérémonie d’ouverture des Jeux disposait d’un décor grandiose, déroulant son cortège nautique au pied des monuments emblématiques de la capitale. Certains tableaux de cette cérémonie d’ouverture sont néanmoins restés en travers de la gorge d’une partie de nos compatriotes. D’une reine de France décapitée, aux accents débridés de "l’Ultima Cena" de Da Vinci, force est d’admettre que la ligne de démarcation consensuelle des cérémonies d’ouverture des JO en a pris un sérieux coup. L’emploi d’adjectifs tout aussi bigarrés pour qualifier cette digression, qui a cependant le mérite de nous faire réfléchir sur la place de l’art dans notre société, ouvre de nouvelles perspectives de réflexion. En un mot, l’irrévérence est-elle le credo obligé pour se faire remarquer ? Il faut admettre que cet adjectif est d’une certaine manière constitutif de l’esprit français. De Voltaire, défenseur de la tolérance et de la liberté d’expression, dénonçant sans relâche le fanatisme religieux et les injustices, au "Contrat social" de Rousseau, notre culture nationale se démarque au fil des différentes provocations faites au mode de pensée unique qu’hélas beaucoup de nations subissent de façon souvent si violente et létale. Loin d’un carcan réducteur d’une humanité progressiste, notre exception culturelle que beaucoup saluent est à coup sûr loin des standards hollywoodiens des prochains Jeux de 2028. La tolérance, mais aussi le principe d’égalité ornant les frontons des bâtiments de la République, sont en tâche de fond au cœur du débat. Les détracteurs verront dans cette cérémonie une provocation sordide ou une tentative de putsch intellectuel et moral de nature wokiste, d’autres une exaltation de la culture française dont il serait temps de prendre conscience que sa diversité, loin de nous léser, nous enrichit, comme l’a si bien souligné Antoine de Saint-Exupéry.

    L’irrévérence, forme d’humour, est néanmoins affaire d’équilibre et de dosage. Trop en faire tue l’idée, ce qui impose aux initiateurs une parfaite prise en compte de la capacité d’assimilation des récepteurs du message. Lorsqu’on prétend faire bouger les lignes, il faut avant tout savoir où celles-ci se situent.

    Le monde funéraire est finalement un bon exemple. Univers codifié s’il en est, celui-ci est en recherche constante de compréhension, d’analyse et de restitution en direction d’une société en constante évolution et dont les exigences se réévaluent à cadence rapprochée. Qu’il s’agisse du mode de sépulture dont l’ouverture à la crémation doit paradoxalement l’essentiel au Concile Vatican II, à la laïcisation et personnalisation des cérémonies où la spiritualité s’affirme avec force et vigueur, le funéraire fait quotidiennement sa révolution silencieuse, à pas feutrés cependant, car l’univers de la mort restera à jamais cette frontière ultime se conjuguant avec l’unique intime des proches dans la douleur de la séparation. Puisqu’il est question de lignes, les nôtres bougent. Peu importe de savoir si un cercueil doit être en bois, en pierre ou en carton, peu importe de savoir si la cérémonie sera conduite par un religieux ou un laïc, l’essentiel est que l’intention première soit essentiellement fondée sur le respect inaliénable et imprescriptible de l’individu, la tolérance et la fraternité dans l’hommage. Pour accomplir notre mission au mieux des intérêts matériels et moraux des familles, penchons-nous sur les trois maximes de Kant :
    Penser par soi-même.
    Penser en se mettant à la place de tout autre.
    Toujours penser en accord avec soi-même.
    Une forme d’humilité et de tolérance qui devrait nous inspirer plus souvent.
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef
  • Édito août 2025

    Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin…

    Inutile de se voiler la face et d’avoir des pudeurs partisanes de jeunes filles, la France est l’un des pays européens ayant la plus forte pression fiscale. En 2023, la France s'est classée au premier rang du classement des nations de l'OCDE en termes de ratio impôts/PIB (43,8 %), pour la deuxième année consécutive. Le Danemark est arrivé en deuxième position (43,4 %), tandis que le Mexique s'est classé au dernier rang (17,7 %). Comme notre pays aime battre des records, tout laisse à croire que cette pression n’est pas pour diminuer dans les années à venir. Les entreprises en général, et funéraires en particulier, ont développé depuis longtemps une forte résilience afin de faire face aux impératifs édictés, mais, aussi et surtout, afin d’assurer la couverture de leurs risques et la pérennité de leurs investissements.

    Il s’en est donc suivi toute une série de mesures réactives, la mutualisation en est une parmi d’autres, le moins que l’on puisse dire est qu’elle fait florès auprès des opérateurs funéraires. Fini l’époque des "à-peu-près", des stratégies "au doigt mouillé", des "on verra bien ce qui se passe" ou encore "le funéraire, il y aura toujours des clients". Ce type de réflexions souvent entendues dans les allées de salons n’a plus cours, et depuis longtemps. L’heure est à la mutualisation des services. Celle-ci consiste à partager des infrastructures, des outils, des équipements ou des services entre plusieurs entreprises, afin d'optimiser l'efficacité et de réduire les coûts.

    De son côté, la mutualisation des ressources humaines consiste à partager des compétences ou des postes entre plusieurs structures. Cette approche permet notamment de répondre à des besoins ponctuels ou spécifiques, d'accéder à des compétences rares et de créer de l'emploi durable, notamment dans les territoires où les petites organisations, nos PME, sont une part notable de l’activité funéraire. Lorsque les temps économiques sont tendus, comme c’est malheureusement le cas, une lucidité de management s’impose, sous peine de disparition. Les multiples croissances externes de ces derniers mois sont significatives, et toutes intègrent cette mutualisation indispensable. On ne naît pas gestionnaire d’entreprise, on le devient par la force des choses et souvent au fil des erreurs que l’on commet, mais aujourd’hui, les erreurs sont létales.

    Devant ce climat délétère, la voie du salut est dans la communication et l’échange. Les salons professionnels sont de remarquables outils au service de la profession funéraire. Faisons savoir notre savoir-faire, osons les rapprochements avec nos confrères, formons-nous, et pas n’importe comment avec n’importe qui, confrontons positivement nos points de vue, autant de solutions pratiques à mettre en œuvre sans attendre pour l’intérêt général et le bien commun de nos structures. "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin", cet adage africain est plus que jamais d’actualité, il est le nouveau paradigme entrepreneurial. Cette sagesse résume en tout point l’impératif catégorique qui se présente à nous. Ce précepte de survie économique veut que nous révisions nos modes de pensée, qui tous prennent de l’âge sans que nous en ayons conscience. L’avenir est dans le maillage, la conjugaison des compétences, la gestion pragmatique, la communication permanente… le tout non sans une certaine prise de risque, à commencer par celui de s’exposer.

    En conclusion, méditons un court instant sur une citation de Sir David Stirling, un meneur d’hommes qui avait une réelle vision opérationnelle qui a révolutionné avec succès les usages lors d’une période conflictuelle intense. Cet homme, c’est le fondateur des célèbres SAS (Spécial Air Service), et sa devise est toujours "Qui ose gagne". Qu’attendons-nous ? L'échec assuré ne serait-il pas de ne pas avoir le courage d’oser ?
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef

    Résonance n° 218 - Août 2025
  • Édito avril 2023

    La notion de sécurité est-elle une valeur ?

    La notion de sécurité revient de façon cyclique sur le devant de la scène, pareille à une mode… Or celle-ci n’en est pas une, elle est concomitante de nos actions depuis qu’un beau jour, un homme frottant un silex eut la chance de mettre le feu à quelques brindilles. Ce faisant, intrigué par son résultat, il se brûla la main et il comprit que le feu égale risque… incitant donc à la prudence !

    La première démarche qualité était née et n’eut de cesse de se développer au fil des siècles, jusqu’à en être théorisée par Philippe Kourilsky. Ce dernier, scientifique de renom, est également l’auteur d’un rapport relatif au principe de précaution remis au Premier ministre en 2006. Cet ouvrage, dont nous vous recommandons la lecture, est toujours d’actualité et n’est autre que le livre de chevet de tout qualiticien traitant des normes QSE (Qualité-Sécurité-Environnement) qui se respecte.

    Dès lors, pourquoi s’intéresse-t-on principalement à la sécurité, que ce soit à titre individuel, professionnel ou social ? Pour mémoire, rappelons-nous les effets spectaculaires des catastrophes de Seveso, AZF, ou encore la canicule de 2003… pour ne citer qu’elles, ou, dans un autre contexte, la multiplication des burn-out en entreprise.

    Tous ces éléments relèvent de la mauvaise application d’un principe simple de précaution ou d’une politique de l’autruche qui consiste à croire, contre vents et marées, que tout va bien dans le meilleur des mondes. Bien évidemment, c’est généralement le contraire qui se produit et le bilan humain est malheureusement trop souvent lourd et dramatique.

    Alors, comment faire pour créer, au sein de son entreprise, un climat qui permette à l’ensemble des collaborateurs de travailler en pleine confiance et en toute sérénité, malgré un environnement économique et concurrentiel qui est loin d’être apaisé ? Avant toute chose, il convient de réfléchir à la notion même de sécurité, puis de la mettre en rapport avec nos pratiques quotidiennes. Nous savons pertinemment que la profession funéraire est riche en risques de toutes sortes, matériels et moraux, biologiques et physiques… la liste est longue. Il faut donc assurément les prendre en compte, car le coût de l’inaction s’avère, ici, toujours très élevé et aucune entreprise ne peut s’offrir ce "luxe" parfaitement évitable.

    N’oublions jamais que la sécurité vise à protéger l’homme et son environnement naturel en limitant, en toutes circonstances, les effets d’un éventuel dysfonctionnement. Sensibiliser à celle-ci, c’est donc aussi prendre le temps de rencontrer ses collaborateurs, cadres et salariés, de les faire parler de leur travail et des contraintes liées… afin de trouver ensemble les solutions pour renforcer la sécurité et réduire les risques d’accidents. Cette démarche est concrétisée par le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), obligatoire dans toutes les entreprises dès l’embauche du 1er salarié. L’employeur y consigne le résultat de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité auxquels peuvent être exposés les salariés.

    Le DUERP a été créé par le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001, en application des articles L4121-2 et L4121-3 du Code du travail. À la question "comment donner un sentiment de sécurité ?", la réponse invariable est "privilégier l’écoute et la bienveillance". L’écoute est primordiale pour comprendre ce qui se passe autour de vous. Il est important d’éviter les jugements péremptoires ou les excès d’autorité. Bien sûr, constituer une équipe fiable afin d’effectuer la mission funéraire avec efficacité n’est pas chose simple. Fidéliser ses collaborateurs autour de votre projet d’entreprise passe donc par une disponibilité et une attention permanentes, et sans cesse renouvelées. Disponibilité, écoute, intégrité, traçabilité sont les quatre colonnes qui vont supporter votre édifice entrepreneurial.

    En appliquant et pérennisant ces valeurs, vous contribuez à la mise en œuvre d’un management où vous amenez vos équipes à vous suivre, en instaurant une véritable relation de confiance, car la définition même de la sécurité au travail, selon l’étymologie latine du terme, est d’abord l’état de celui qui est "sine cura", "sans trouble ni inquiétude". Compte tenu de la spécificité de nos métiers funéraires, c’est bien le moins que nous pouvons faire pour le bien-être au travail de nos collaborateurs… Écoute et bienveillance.
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef
  • Édito avril 2024

    L’esprit et la lettre des lois, fusion ou antagonisme ?

    On parle de simplification administrative, pour autant, le nombre de textes va crescendo avec plus de 90 000 articles de loi et plus de 250 000 articles réglementaires à ce jour… Au regard de ces chiffres, nous serions bien inspirés de nous remémorer l’une des citations célèbres de Georges Pompidou qu’il fit lors de la signature quotidienne de différents documents : "Arrêtez d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois dans ce pays, on en crève, laissez-les vivre, et vous verrez, ça ira beaucoup mieux." Cela étant, force est de constater que les successeurs du Président Pompidou ne tiendront aucun compte de cette sentence prémonitoire.

    Paradoxalement, l’inflation législative n’est pas l’augmentation de nouvelles lois, mais plutôt la taille de celles-ci. En réponse à celles et ceux qui souhaiteraient voir moins de lois, on est en droit de se poser la question de la validité d’une telle exigence. En réalité, notre société contemporaine a un besoin croissant de droit, et qui dit droit dit lois. La multiplicité ainsi que la diversité notamment de la nouvelle délinquance imposent des textes en rapport et surtout qui soient adoptés sur le mode préventif et non pas en réponse à un événement particulier déclenchant la vindicte populaire. Étrangement, l’obsession du contrôle par pléthore de textes s’avère en fin de compte non productive, de même que la précision extrême de certains d’entre eux les rend parfaitement illisibles.

    En toute logique, à la lettre, nous devrions nous pencher sur l’esprit des lois, mais surtout sur le rapport étroit entre l’esprit et la lettre. La controverse entre ces deux postures fait référence à l’attitude que le juge doit suivre face à un texte. Respecter la lettre de la loi signifie que l’on applique une lecture littérale, au mot par mot, au texte, sans chercher à saisir l’intention des auteurs ou la raison qui les a conduits à écrire ce qui est écrit. Devant un vide juridique, le juge peut invoquer l’esprit de la loi pour juger en extrapolant le texte initial. Le recours à l’esprit de la loi peut ainsi présenter un danger juridique, car il rend possible pour le juge de se jouer du système sous le prétexte de suivre l’esprit de la loi. Le recours à l’esprit de la loi peut donc à l’inverse être utilisé pour pallier une erreur dans une loi qui l’a conduite à être incohérente.

    Dès lors, on distingue deux courants juridiques qui s’affrontent : les partisans d’une "Constitution vivante", qui préconisent une interprétation des textes en fonction de l’esprit, tandis que les "textualistes" considèrent qu’il faut approcher la Constitution par sa lettre. Ces derniers soutiennent que le processus d’amendement de la Constitution exclut nécessairement les interprétations plus larges, car une nouvelle interprétation requiert un texte supplémentaire… On n’en sort pas… Cette approche très anglo-saxonne du droit tend hélas à s’immiscer dans notre vieux droit latin.

    À titre d’exemple, référons-nous à un texte qui, il y a près de 120 ans, influença notre société de façon radicale, à commencer par le funéraire : la séparation de l’Église et de l’État. Le texte (donc la lettre) fut des plus radicaux, mais son esprit donna naissance à un concept aujourd’hui admis par la grande majorité d’entre nous… et dont nous avons tous conscience de l'utilité au regard des soubresauts de notre société actuelle : la laïcité.

    Nombre des textes régissant le funéraire baignent dans cet esprit des lois. En qualité de dirigeants d’entreprises, de représentants fédéraux ou de présidents de réseaux, il nous appartient de ranimer la flamme de l’esprit des lois et de la transmettre non seulement à celles et ceux à qui elle s’impose, mais également et surtout à celles et ceux qui ont en charge leur inspiration et leur rédaction. On a les textes que l’on mérite… Plutôt que de se plaindre sur la densité des textes, portons donc, à qui de droit, la matière réellement utile à l’intérêt général et au bien commun.
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef
  • Édito avril 2025

    Du silence à la reconnaissance : pour un renouveau des métiers du funéraire

    Le 2 avril dernier, dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris, s’est tenue la remise des premiers certificats de la formation "Technicien de convoi funéraire", une cérémonie que d’aucuns pourraient qualifier d’étape symbolique pour un secteur longtemps relégué aux marges des politiques de formation. Et pour cause, à l’instar des CQP, cet événement est venu marquer une inflexion attendue… une reconnaissance, enfin tangible, des compétences requises pour un métier aussi invisible que fondamental.

    Depuis toujours, les professionnels du funéraire cheminent dans les coulisses de la vie. Ils portent les silences des familles, recueillent les dernières volontés, orchestrent l’ultime passage avec une pudeur admirable. Et pourtant, leur savoir-faire, leur savoir-être, leur engagement humain n’ont jamais bénéficié du socle de formation qu’exigerait une telle responsabilité. Trop souvent, ces métiers s’apprennent, encore aujourd’hui et malgré les CQP, "sur le tas", au gré des situations, des urgences et des imprévus. De nos jours, cette improvisation n’est plus tenable.

    Le métier s’est transformé. Il ne s’agit plus seulement de transporter ou d’inhumer, mais d’accompagner, de comprendre, de rassurer. Les familles sont plus exigeantes, plus impliquées. Elles demandent des cérémonies personnalisées, une écoute attentive, un service irréprochable. Le professionnel funéraire est désormais à la croisée de nombreuses compétences dont il n’a pas systématiquement la maîtrise… Or, que reste-t-il d’un métier quand il est privé des fondements qui l’élèvent et le protègent ?

    Le secteur funéraire, confronté à ces exigences croissantes, souffre d’un déficit de structuration de ses parcours de formation. Malgré l’implication remarquable des instances fédérales et syndicales de même que le travail méritoire de quelques écoles, les formations actuelles, souvent trop brèves, peinent à préparer efficacement les professionnels aux défis quotidiens. Ces lacunes allant même jusqu’à engendrer un sentiment de frustration chez les nouveaux diplômés, qui se retrouvent parfois démunis face aux attentes légitimes des familles.

    Face à ces constats, il devient impératif de repenser en profondeur la formation dans le secteur funéraire. Tendre à mettre en place un socle solide, basé sur un tronc commun de matières essentielles : psychologie, éthique, gestion, hygiène, réglementation, communication, vente… un tronc commun, riche et exigeant, qui devrait irriguer l’ensemble des formations funéraires. Il ne s’agit pas de contraindre, mais d’élever… de reconnaître, enfin, que ces métiers sont des métiers de l’humain, et qu’ils méritent une formation à la hauteur de leur charge émotionnelle et sociale.

    Peut-on accompagner dignement la mort sans avoir été formé à honorer la vie ? La pensée de Kant, qui nous enjoint à traiter l’humanité comme une fin en soi, résonne avec une acuité particulière dans ce domaine. Et Simone Weil, dans son exigence de compassion lucide, nous rappelle que l’attention véritable est une forme rare et profonde de générosité. Il s’agit donc, ici, de former non pas seulement des techniciens, mais des artisans de la mémoire, des médiateurs de l’adieu.

    Le Conseil National des Opérations Funéraires (CNOF), instance consultative placée auprès du ministre de l’Intérieur, dont on annonce la mobilisation prochaine d’un groupe de travail sur ces sujets, a entre ses mains la possibilité d’opérer un basculement. En pensant la formation non comme une formalité réglementaire, mais comme une démarche de reconnaissance, il pourrait offrir aux métiers du funéraire la place qu’ils méritent dans notre société.

    En vérité, que dit une civilisation de sa propre humanité, sinon par la manière dont elle traite ses morts et ceux qui en prennent soin ? Il est grand temps que ceux qui œuvrent dans l’ombre soient formés dans la lumière.
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef

Instances fédérales nationales et internationales :

FNF - Fédération Nationale du Funéraire FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations